‹ Histoire de l'Académie française (volume 4)Chapitre 23 sur 95 · AUTRE ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

AUTRE ÉPITAPHE

Bardin repose en paix au creux de ce tombeau ;

Un trépas avancé le ravit à la terre.

Le liquide élément lui déclara la guerre

Et de ses plus beaux jours éteignit le flambeau.

Mais son esprit, exempt des outrages de Tonde,

S'envola glorieux, loin des peines du monde.

Au palais immortel de la félicité.

Il eut pour but l'honneur, le savoir pour partage.

Et quand au fond des eaux il fut précipité,

Les vertus avec lui firent toutes naufrage.

Je ne saurois presque rien ajouter à cet éloge et à ces épitaphes. Ceux qui ont connu cet Académicieii disent

< La dernière partie de son discours r^^axdolt les actions de rbonnéte homme, (r.) '

* Page 162, on dit qnll étoit né Tan 1590. Page 154, o^ dit quMl mourut en 1637. Et ici on dit qu'il mourut âgé de 48 ans. L'erreur de calcul 6Bt Tidble : mais quel remède y apporter? (o.)

iM DES AGADÉMICIENS Ef9 PARTICULIER.

qu'il étoit en effet tel que vous Ty voyez dépeint, et rendent des témoignages fort honorables à sa vertu. Ses écrits font assez voir tout le reste, et la beauté dç son esprit parott dus celfe de ses femé^ et de soi» style, qui peut-^ètre n'a point d*autre défaut que d'être un peu trop diffus ^ On m^a parlé de quelques autres ouvrages de lui, que je n'ai point vus , et dont il n'est pas fait mention dans Y Éloge ; qui sont : Le grand Cham- MloH de France^ dédié au due d^ Gbevreu^, et Uf^ primé à Paris chez du Val, en l'aji 1623 ; on livre ' dédié au Roi, et une lettre assez longue fiur la poMession des ' religieuses de Loudun. Il avoit résolu d'intituler son Lycée, l'Honnête H^vus ', et se plajgnoit que M. Faret, à qui il avoit communiqué son dessein, l'avoit prévenu et s'étoit servi de ce titre.

' « De ce que son style étoit un peu diffus, on <fisoit qtiMI avoit beaucoup de rapport à celui de Golorabi, parent de Mallierbe, de Normandie comme i«f. » (Mém, d$ Marolles^ éôii, ia-if, 17S3. Tome III, p. f 55.1

' Un livre dédié au Roi : fiur «ae indicatioo si vacn^» iBomment deviner ce que c'est ? ABCttn des volniaes meatiomiés éM^ la liste de ses ouvrages, u'asi âéâié au loi. (o.)

^ Dans son Adv^rtitsemeal an liect^r, Bardin wel en avant ce titre que Faret lui aurait enlevé : c Tu jugeras facilement, dit-ii, quÊ fi^pn style ^e doit sentir ny Tauçtérité des doctes, ny la mignardise des écrivains fabuleux; et, en effet, je n*ai pu souffrir ny de la crasse, ny du fard, et n*ay point voulu que le discours de mon Bonnes fe homme eût d'autre beauté que celle qu'on voit sur le visage des honnestes femmes, quand elles sont belles, qui provient de leur santé. » — Dans plusieurs des Promenades qui forment les chapitres de sou livre, H traite des vertus eu des sciences que doit avoir V honnête homtne, c'est-à-dire f bpmm^ 4^

p9^np m\^^^ 4e n^aof^ros po^ie^ e| «retpit cultivé,

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