DE COLOMBY
toutes ses actions. Il n'estimait pas M. CoèOeteau, et blâmoit presque tout ce qu'il voyoit de lui.
On trouve de ses vers en plusieurs des recueils imprimés, et de ses lettres dans le recueil de Tan 1637 '. Son principal ouvrage est la traduction de Justin ^, imprimée en Tan 1627 ', qu'il dédia, d'une manière assez nouvelle, au Roi et à la. Reine sa mère, par deux épttres dédicatoires. On voit aussi de lui une partie du premier livre de Tacite en françois, avec des observations, qu'il fit imprimer en l'an 1613*.
J'ai vu eticore un discours manuscrit à M. le duc d*Orléans, pour l'obliger à retourner en France, d'où
' Apparemment il faut lire ici ; de Van 1627; car je crois qu*on Teat dire le Recueil de Faret. (o.) — H y a> en effet, dans ce Hecueil, plusieurs pièces signées de Coulomby -Cauvigny,
Ce ne sont pas, à proprement parler, des lettres que Ton trouve ici de Colomby, mais de V(3rital)les discours et lettres d'État; ainsi^ page 100 : Discours de consolation au président Jeanninsur la mort de sa femme ;
Lettre d'État sur le sujet de la main-levée du temporel des ecclésiaslîques de Béarn, autrefois affecté aux gages et pensions des ministres de la religion prétendue réformée; — (p. 137.)
jiu Roy, sur Vutilité de V histoire; — (p. 172.)
' Tanneguy Le Fèvre estimoit cette traduction; il en a donné une édition par lui retouchée, avec des notes, à Saumur, 1672. (o.)
> En 1616, selon le catalogue de d'OUvet.
* < Sçauroit-on mêler, dit Balzac écrivant à Chapelain, la raillerie et le fout de bon avec plus d'adresse sur le sujet de Tadieu étU.de Colomby à TAcadémie, de ia malédiction qu'il a donnée il SOD siècle, et du peu d'intelligence qui étoit entre lui et Tacite •u temps même de leur plus grande familiarité. » (Lettre du l'<^ août 1640, liv. xxi, let. 21.)
il s'étoit retiré mal content; et c'est là qu'il signe : Votre très-humble serviteur et orateur.
J'ai ou! parler aussi d'une pièce qu'il avoit faite contre l'Astrologie judicihire^ et d'un traité de la Souveraineté *, et ne doute point qu'il n'y en ait plusieurs autres sur les affaires du temps, comme des lettres, des apologies, etc. Mais en général, je vous avertis ici que je ne prétends pas ne rien outilier de ce qu'ont fait les personnes dont je parle. En un pays comme la France, où on a presque toujours négligé cette sorte de mémoires, c'est bien assez qu'on puisse prendre pour vrai ce que je dirai, sans rejeter comme faux ce que je ne dirai point. Et c'est, si je ne me trompe, avec cett© même discrétion qu*il faut lire toute sorte d'écrivains^ jusques aux plus exacts, à qui après tout il est impossible qu'il n'échappe beaucoup de choses.