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d'aujourd'hui y trouverait peut-être autre chose que des harangues de pure étiquette.
Que dirons-nous aussi de ses notices sur Gombauld, sur Bussy-Rabutin, sur Corneille, sur Racine? Pour le premier, d'Olivet reproduit une préface de Conrart; pour le second , il rapporte simplement son épitaphe ; l'article de Corneille eSt un emprunt fait à Fontenelle 5 celui de Racine, dû en partie à M. de Valincourt, avec quelques additions de d'Olivet, a été vivement relevé par le fils de l'auteur à^Athalie.
Comme la plupart des biographes de ce temps, Pellisson et d'Olivet se sont complu à rappeler la vie des personnages dont ils s'occupent d'une manière bien sommaire, et sans y mettre la richessç et la précision qu'on aimerait aujourd'hui à y trouver : nous n'avons pas eu, on le comprend, la présomption de refaire un travail si visiblement incomplet ; mais nous avons du moins pris à tâche de joindre à notre texte tous les renseignements, tous les documents susceptibles de suppléer à ce qui y manque 2 notre seul regret c'est de n'avoir pu introduire dans, nos commentaires toutes les notes que nous avions recueilUies pour cet objet.
Comme appendice au premier volume, nous avons donné plusieurs discours prononcés dans l'Académie par Pellisson -, les amateurs de beau style et de fin langage nous en sauront gré. Au second, nous avons joint divers opuscules de l'abbé d'Olivet, qui forment, enr quelque sorte, le complément de son histoire : c'est d'abord une Notice spirituellement écrite sur l'abbé Genest, sous forme de lettre au président Boyhier*^ une
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autre lettre nous apprend les motifs qui ont déterminé Fauteur à prendre la date de 1700 pour limite de son travail, et renferme quelques anecdotes sur le président Ro^e, secrétaire du cabinet du Roi et membre de TAcadémie; dans une troisième lettre, s'attaquant à cette thèse soutenue par Peilisson, que « Messieurs de l'Académie, lorsqu'ils ont à se choisir un collègue, devraient toujours nommer le plus digne, sans même qu'il s'en doutât , » il soutient que la Compagnie ne peut nommer un nouveau membre qui ne lui ait pas fait connaître à l'avance son intention. Mais si un candidat doit assurer qu'il ne refusera pas l'honneur du fauteuil, s'il l'obtient, est-il également nécessaire qu'il s'astreigne à des démarches personnelles auprès de chacun des Académiciens? l'abbé d*Oiivet conclut négativement.
A ces textes précieux pour l'histoire des traditions académiques et des membres de l'illustre Compagnie, nous avons joint un très-grand nombre de lettres ou d'extraits de lettres adressées par l'abbé d'Olivet au président Rouhier et restées jusqu'ici inédites. Cette Correspondance, échangée entre deux hommes pour qui la littérature était une passion et un culte, offre un grand intérêt pour l'histoire littéraire de la première moitié du dix-septième siècle : nous signalerons particulièrement les passages relatifs à l'élection de Montesquieu.' Resserré dans des limites qu'il nous était interdit de franchir, nous avons pu du moins emprunter au Recueil volumineux de la Bibliothèque impériale tout ce qui, de près ou de loin, peut servir à compléter soit l'ouvrage de TaTabé d'Olivet, soit l'his-
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toire de la Compagnie en général ou des Académiciens en particulier.
Parmi nos pièces justificatives de ce même volume, il est un document sur lequel nous désirons surtout appeler l'attention : c'est le travail de critique auquel donna lieu, au sein de TÀcadémie, Texamen de la Préface du Dictionnaire. Ce texte important, au point de vue littéraire, nous a été fourni par l'abbé d'Olivet lui-môme, qui l'inséra à la suite de ses Remarques de grammaire sur les tragédies de Racine»
Enfin, sans parler des autres pièces classées au même lieu et que nous avons réunies à celles-ci, nous devons expliquer au lecteur deux modifications que nous avons cru devoir introduire dans noire édition de Pellisson et de l'abbé d'Ofivet. Au lieu de placer à la suite de chacune des notices consacrées aux Académiciens la liste de leurs ouvrages, nous avons jugé plus utile de former une sorte de catalogue académique qui permît d'embrasser d'un seul coup d'œil l'ensemble des travaux laissés, durant le dix-septième siècle, par la succession des Quarante. Puis, examinant de plus près le tableau des fauteuils tel qu'il a été dressé soit par Tabbé d'Olivet, soit par d'autres, nous avons été frappé des différences que nous y avons rencontrées. C'est alors que^ remontant à la seule source où tous auraient dû puiser, c'est-à-dire à V Histoire de Pellisson, interrogeant ensuite les dates des Discours de réception ou de la mort des Académiciens, nous avons été amené à modifier quelquefois et à rectifier l'ordre des noms dans la liste des membres qui ont occupé chacun des fauteuils.
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Kt maintenant que nous sommes arrivé au terme de ces longues et pénibles, mais aussi de ces agréables recherches, nous l'avouons, c'est avec regret que nous quittons un travail dont l'intérêt compensait les fatigues. Nous jouissions avec délices de celte calme et douce familiarité que nous nous étions créée avec des hommes dont s'enorgueillit à juste titre notre histoire littéraire. Quel sujet trouverons-nous jamais qui attire notre étude et nous captive avec plus de charme et de profit que l'histoire d'une Compagnie illustrée par des écrivains dont la plupart ont apporté à la littérature française ses gloires les moins contestées et les plus sûres?