‹ Histoire de l'Académie française (volume 4)Chapitre 75 sur 95 · PORCHÈRES · texte numérisé non relu

PORCHÈRES

Quatre mots seulement, Messieurs, puis m'en aller. Monsieur de Colomby m'a chargé de vous dire Que, las de ses emplois, enfin il se retire.

Et leurs grandes vertus ont perdu leur lumière Près de votre clarté î

COLLETET

Enfin je veux écrire à ta juste louange ; Et, si tu me permets, si haut prendre le ton, Que le peuple du Tage avec celui du Gange Te croira plus qu'un Dieu quand on dira ton nom.

GOMBAUD

Vous pouvez. Monseigneur, faire un effort extrême; Vous pouvez opposer le monde au monde même ; Vous pouvez chaque jour et vaincre et triompher, Tantôt par le conseil et tantôt par le fer.

HABEBT.

Vous en avez tant dit que je n'ai plus que dire. Sinon quMI en fait plus qu'on n'en sauroit écrire.

M. LE CBANGELlEa.

Je ne vois point ici ni Tristan ni Faret, Non plus que Saint-Amant.

GODE AU

Ils sont au cabaret.

M. LE CHANGELIEB.

Ils sont au cabaret ? Messieurs, quelle apparence !

Et vous saurez aussi qu'ennuyé de la Cour, Je vais chercher ailleurs un tranquille séjour.

SERISAY.

Vous nous voyez pensifs, mornes et taciturnes De perdre Vlnlendant de nos plaisirs noclurnes^ Et vous ferez savoir au rouet Orateur Des affaires d'Étal le fond de notre cœur. Nous regrettons beaucoup uu si grand personnage, Et ne suivrons pas moins notre important ouvrage.

DESMÀRETS.

Je ne vois point ici Saint-Amant ni Faret. Que sont-ils devenus ?

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