IV. Agatbémérès, géographe grec, (o
1 On lit dans une notice placée en tête des sonnets de ce poète, publiés pour la première fois en 1855 (Paris, Techener, 1 ^ol. in-8®) : < Le nom de Porchères, ajouté à celui d*Arbaud, aura pu faire penser que Fauteur des sonnets apparteuoit à une antre famille que celle qui a résidé à Aix, en Provence, depuis plus de quatre cents ans. Il était, au contraire, membre de celle-ci, mais |>ar la branche qui s*établit à Aups et se fixa, par la suite, à Saint-Haximin. François d*Arbaud-Porcbères ou de Porchères naquit, de cette branche. Tan 1590. »
* I Pellisson prétend que M. de Porchères-d'Arbaud se disoit de Tancienne maison de Porchères, de même que M. de Porchères-
1S2 DES AGADÉIIIGIENS Bfi PARTifiULIER.
laquelle M. de PorchèresrLaugier se dit aussi, quoiqu'ils ne se reconnussent point pour parents ^ Il avoil été disciple et sectateur de Malherbe, et l'avoit fort imité en sa façon de tourner les vers. Il fut goaverneur d'un fils de M.deChenoise^, et depuis d*un fils de M. le comte de Saint-Hérem^ M. de Boisrobert, à qui tout le monde rend aujourd'hui ce témoignage, que jaipais homme qui fût en faveur n'eut l'humeur si bienfaisante, lui fit donner une pension de six cents livres par le cardineil 4e Biphçlieu. 11 se retira en Bourgogne,
Laugier, quoiqu'ils nç le reconnussent point pour parents. C*est un vrai conte. Il n'y a jamais eu de famille de Porchères en Provence. Porchères est un petit village près de Forcalquier, dont Arbaud avoit une portion , et LaUgier une autre. Le nom de la fafnîUfl (lu preiQJQr est 4r(kWi4* famille noble et ancienne qui est divisée çn plusieurs branches, dont une subsiste avec (jistinctioa dans noire parlement. La famille du second est Laugier, de la branche des seigneurs de Verdacbes, d'une bonne et ancienne noblesse de notre province. Ainsi, il faut nommer ces auteurs : Arbaud de Porchères, Laugier de Porchères ^ au rebours de ce qu'a foit PelHsson. >
Voflà ce que M. de Mazaugues^ président au parlement d*Aix, m*a fait l'honneur de m'écrire. On ne doutera pas qu'il ne connoisse les familles de sa province; mais l'érudition de cet illustre magistrat s*étend à tout, et sur quelque point qu'on le consulte, on le trouve également instruit, également disposé à communiquer ses lumières, (o.)
' c Chacun d'eux traitoit l'autre de bâtard et soutenoit qu'il n'étolt pas de la maison de Porchères. » Tallemant des Réaux, H'fs/or., t. Vï, p. 39, édit. in-18.
* De la maison de Caslille.
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où il s'étoit marié, et y InQurut^ \\ «voit foit bei^UT coup 4e vers qni p'ant ^mi «té impnfpé9% Il y «n •
< Il serait mort à cinquante ans, selon l*autear de la notice sur Porchères-d*Arbaad citée ci-dessus, p. 181.
' On voit dans les poésies de Racan uneépigramme à la louange de Porchères, sur un poëme qu*il avoit fait de la Madelène, Mais ne trouvant point ce poème dans les bibliothèques de Paris, j'en demandai des nouvelles à M. le président deMazaugues, dont voici la réponse, qui contient en p^^ioe ^mps d'autres particularités :
c J'ai fait de grandes perquisitions sur le poëme de la Madelène. J'ai in4a0 été à 8aini««Maiiiiil», )a patria d« noliie poëte. Mais mes recbercliw ont éfé ioutilef. J'ai settlemeni déçouveirf une Ode assez belle, et qui sent bien son Malherbe, qu'il CQQipo^a à la louange du cardinal de Richelieu, pour le ren\ercier de lui avoir donné une place à l'Académie. Cette Ode mérltolt Men que PeUlsaoB en eût foll quelque mçotlPiu Or n't parlé toui d'à» Sonnet * fur les ye^x d« U b^lle Gabri^lle (|'£fitr«e|| qui l|;i v%» lut, dit-on, une pension de quatorze ceq(s livres : fait que j^ tiens un peu apocryphe, et qui ne s'accorde pas avec ce qu'il dit lui-même dans la préface de ses psaumes, où il se plaint de la rigueur de sa fortune. J'ai appris que Malherbe l'avoit élevé dans sa jeunesse à Paris, qu'il l'aima Jusqu'à la mort , et qu'il lui légua la moitié de sa bibliothèque par son testament, tl se maria en Bourgogne avec une demoiselle de la maison de la Chapelle- Sénevois, dont il eut un fils, et il y mourut en 1640. Mais pour revenir au poème de la Madelène, vous pouvez avancer, sans craindre de vous tromper, qu'il n*a Jamais été imprimé.
< Jean d'Arbaud, sieur de Porchères, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, étoit frère de l'Académicien et avoit (9 même talent pour la poésie, mais avec mojns (]ç ju^te^^e et de correctiou. Il a traduit aussi quelques Psaufnes eQ Yçrs frauçois,
* Voyez ce loiinet dau un Recueil de 1607, («HtMlél \ê Bl^twmm rfCJ fdlK t^eêlU^ Pt^lt^ ({« ce (Mfi|»f I pu k^ ^^u^ (ranç^iei rtUlUtê de dfvirtei p(»rlSf tome I^ page 286. (0.) — Tallemant des Rcaux, qui cite ce «oimet, Tattribue avec raitoii à Porchèreft-Laugter. — It se trouve danc le T»mpt9 <f ipef- Um (1611), V vol., p. 62, mail avec ce titre : Sva tn tbux pb M** la |iAt- (Diaa »B MoivcBAn.
qui le sont, comme les Psaumes graduels et quelques
autres qui ne me sont jamais tombés entre les mains '«