EPITRE
Imnims sor des lemi» si éloigiiés du nôtre? Vous sarei, MEssacis, quel a été le sort de nos andeos Registres : ils aToient été confiés à M. Mëbeod, et lorsqu'il fut mis à la Bastille, ik périrent aiec le reste de ses papiers.
Heureusement, sans recourir à d'antres titres^ il ne faut pour faire honnenr à nos prédécesseurs, qu'indiquer les ouvrages qu'ils ont laissés. Aussi n'ai-je rien oublié de ce qui dépendoit de moi, pour en donnef une liste exacte à la fin de ce Tolume. Mais je n'y ai fait entrer que les seuls ouirrages dont j'ai pu Toir de mes |eui un exemplaire, ni les oin-dire, ni les catalogues de kiMiotlièques, soit manuscrits, soit imprimés, ne m'ayant paru des cautions suffisantes; et par conséquent, quelque soin que j'aie pris, il n'est pas possible que plusieurs autres productions des mêmes auteurs n'aient échappé à mes recberdies.
Je suis arec l'estime la plus parfaite, et avec le plus respectueux dévouement,
Messieuis, Votre très-humble et très-obéissant senriteur.
• Ainsi est ditée la dMeaee de d^Olitel. Aése dnis TMIk» ée nu, que aous avons g^aênlcuieiil suivie.
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L'ACADÉMIE FRANÇOISE
A Jionsieur D. F. P. •
J'entrepreDcls, puisque vous le voulez, d'écrire tout ce ()ue j*ai pu savoir de ^Académie Françoise, qui est une Compagnie dont plusieurs parlent, mais que peu de personnes connoissent comme elle mérite d'être connue. Car soit que Ton regarde son but, qui a été de porter la tangue que nous parlons à sa dernière perfec-
< Db Faoks FotVBâMBNTK. G*ét<ril Ufl gefaUlhomme du Languedoc, allié de M. Pellisson. (o.)
— L*ouvrage de Pellisson avait paru anonyme; son nom est révélé cependant dès la I'* édition par le privilège qui lui est accordé ; dans la cession qtie Tauteur fait de ce privilège au libraire A. Courbé, il restitue le nom De Faurë Fmdamente, désigné en tête du livre par les seules Initiales. M. De Faure Fondamente fut un des premiers fondateurs de TAcadémie royale de Ntmes, qui depuis fut aflSIiée à l'Académie française. (Rec. des harangues prononcées par Messieurs de rAcad. fr. — 4 vol. in-4", 1698, page 615.)
i HISTOIRE
tion, et de nous tracer un chemin pour parvenir à la plus haute éloquence v soit que Ton considère les personnes dont elle a été composée, de qui les noms sont célèbres et le seront vraisemblablement à l'avenir ; soit que Ton jette les yeux sur son fondateur, le cardinal de Richelieu, ce fameux ministre, dont le génie et la fortune ont été également extraordinaires, je ne vois rien en tout cela, qui ne soit digne qu'on s'en informe, et qu'on en conserve soigneusementle souvenir.
Si quelqu'un nous avoit particulièrement laissé par écrit ce qui se passoit entre Auguste, Mécénas, et les excellents esprits de leur siècle, je ne sais si nous en lirions l'histoire avec moins de curiosité et de plaisir, que celle des guerres et des affaires d'Etat de ce tempslà -, je ne sais même, afin que je dise quelque chose de plus, si nous la lirions avec moins d'utilité et de profit: nous, dis-je, à qui la fortune n'a donné ni armées à conduire, ni républiques à gouverner, où nous puissions montrer qui nous sommes, et à qui elle ne laisse en partage que l'élude, la conversation, et les vertus privées et domestiques.
Je ne craindrai donc point de rapporter fort exactement sur mon sujet, tout ce que j*ai recueilli, ou des registres et des mémoires très-amples qui m'ont été communiqués, ou des longs et particuliers entretiens que j'ai eus sur cette matière avec les personnes qui m'en pouvoient le mieux instruire; et n'y oublierai pas même plusieurs petites circonstances qu'un historien omettroit sans doute; mais qu'un ami, ce me semble, peut dire familièrement à son ami. Je me dispenserai
seulement de suivre toujours et pas à pas Tordre des dates, qui sentiroit un peu trop le journal, et m'obligeroit à revenir trop souvent sur les mêmes choses. Mais rien ne m'échappera, si je ne me trompe, quand j'aurai traité, comme j'en ai le dessein, ces cinq articles: