II. Que celui qui préside établira, de l'avis de la compa
gnie, la question pour la conférence prochaine, et priera nommément deux personnes qu'il en jugera les mieux informées de rapporter leur sentiment, laissant aux autres la liberté d'en dire leurs pensées.
III. Que ses avis seront lus et donnés par écrit en termes courts et pleins de raisonnement, sans aucune amplification ni autorité.
IV. Qu'ils seront lus sans interruption , les deux personnes choisies ayant les premières produites les leurs.
y. Qu'après toutes les lectures, chacun dira par ordre et en peu de mots les objections ou les confirmations sur ce qui aura été lu ; et qu'après la réponse , on n'Insistera pas davantage, sans la permission particulière de celui qui préside.
VI. Qae Ton pourra envoyer son avis sur la question proposée, quand on ne pourra venir en personne.
VII. Que l'assemblée priera ceux qui en ont occasion d'entretenir correspondance avec les savants de France et des pays étrangers, afin d'apprendre d'eux ce qui se prépare ou ce qui est déjà publié ou découvert dans les arts et les sciences, de quoi l'assemblée sera informée en se séparant.
VIII. Que rassembler étant formée, on n'y admettra plus personne qui ne le demande, et par le consentement des deux tiers de la compagnie présente, lorsqu'on en fera la proposition.
IX. Qu'on n'admettra point d'autres que les membres de l'assemblée dans le lieu de la conférence qui sera toute composée de personnes curieuses des choses naturelles, de la médecine, des mathématiques, des arts libéraux et des mécaniques, si ce n'est qu'auparavant on ait demandé permission d'y mener quelque homme de mérite. »
Dans le Recueil des lettres de Sorbière, où nous avons pris l'extrait qui précède, on trouve plusieurs discours prononcés .aux assemblées de M. de Montmor : Du froid des fièvres intermittentes; — Ce que c'est que le mouvement; — De la raréfaction et de la condensation ; — Que le peu de connoissance que nous avons des choses naturelles ne nous doit pas détourner de leur étude..., etc.