‹ Histoire de l'Académie française (volume 5)Chapitre 79 sur 81 · LETTRE DE SORBIÈRE A M. HOBBES · texte numérisé non relu

LETTRE DE SORBIÈRE A M. HOBBES

Règlement de rassemblée de physiciens qui se fit à Paris chez M. de Montmor, tan 1657.

c ... M. de Montmor m'ayant fait l'honneur de me com* muniquer le dessein qu*il avoit de recevoir chez lui un certain nombre de {f^rsonnes choisies pour s'entretenir de questions naturelles ou d*expériences et de belles inventions, il me donna charge de faire un projet de la manière en laquelle on pourroit former des conférences qui tournassent à l'utilité publique aussi bien qu'au divertissement de ceux qui y entreroient. Je dressai avec M. Du Prat ' quelques articles qui furent présentés à la première assemblée qui se trouva formée de bon nombre de personnes curieuses. Us y

1 Voy. la pièce jtul\ficative qui suit.

< Voy. p. 287. — C*est le célèbre Hobbes; Sorbière avait traduit son traité de la Polktiqtie.

' Conseiller et médecin ordinaire du Roi.

furent examinés avec quelque contestation de la part de ceux qui ne vouloient pas écrire. Je vous les envoie, puis^ que vous me les demandez. Quand je vous aurai nommé nne partie de ceux qui composent notre assemblée, vous m'avouerez qu'il seroit malaisé d'en composer ailleurs une pareille, encore qu'on la choisit parmi tout ce qu'il y a de curieux hors de Paris et peut«étre hors de ce royaume. Mais il vaut mieux vous faire voir promptement ce que vous désirez.

Sur ce plan nous avons commencé de bâtir nos conférences, et déjà nous y avons traité méthodiquement et avec une parfaite exactitude beaucoup de choses importantes...

I. Que le but des conférences ne sera point le vain exercice de l'esprit à des subtilités inutiles; mais qu'on se proposera toujours la plus claire connaissance des œuvres- de Dieu, et l'avancement des commodités de la vie dans les arts et les sciences qui servent à les mieux établir.

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