Histoire de l'Académie française
Jamais les lettres ne fleurirent eu Fiance que *ous le règne de nos plus grands Hois; et c'est sous le plus grand de nos Rois, c'est sous votre auguste prédécesseur qu'enfin elles y sont par- Tenues à un point de perfection jusqu'alors inconnu depuis l'origine de la monarchie. Quel attrait, pour tous ceux qui les cultivent, de retrouver dans Votre Majesté les mêmes dispositions à leur être favorable ! Mais, en particulier, quelle gloire pour l'Académie françoise, qu'à l'exemple de Louis le Grand, vous ayez daigné. Sire, vous en déclarer le Protecteur, et permettre qu'à la tête de cette Compagnie parût le premier nom de l'univers ! Vous avez même porté vos attentions et vos bontés pour elle jusqu'à honorer de votre présence une de ses assemblées. Oui, nous avons vu ce jeune héros de qui l'Europe attend sa félicité, nous l'avons vu présider à nos exercices, animer nos travaux, se faire instruire de nos lois, et, par une grâce si marquée, témoigner qu'il regarde comme un objet digne d'entrer dans les vues d'un sage gouvernement les progrès d'une Société destinée à nourrir le goût des beaux-arts. Aussi s'est-elle montrée à vous, Sire, par des endroits bien capables de lui attirer votre estime. Plusieurs de ses membres, illustres par leur rang, plus illustres encore par leur mérite, vous la rendent précieuse. Parlerai-je du grand cardinal », à
Le cardinal Kleurj, précepteur «le Louis XV.