‹ Histoire de l'Académie françaiseChapitre 2 sur 180 · DEDICACE AU ROI · texte numérisé non relu

DEDICACE AU ROI

qui la France doit son bonheur, puisque Votre Majesté lui doit son éducation ? Qu'il nous est doux de le posséder et de savoir que, par un si digne interprète, les mouvements de nos cœurs sont portés aux pieds du trône ! 11 sait, et sans doute il vous l'a dit souvent, que vos vertus, Sire, sont notre étude; vos prospérités, notre passion ; vos louanges, le but de nos veilles. Parmi nous, l'inégalité des fortunes est comptée pour rien 1 ; celle des talents même n'inspire point de jalousie ; ce qui nous rend égaux, c'est un zèle, c'est une ardeur unanime et sans bornes pour la gloire de notre Protecteur. Uniquement occupés de lui, nous l'admirons, nous le révélons, nous l'aimons. Tels sont les sentiments dont nous sommes tous pénétrés, et avec lesquels je serai toute ma vie,

1 II faudrait, avec la négation : « N'est comptée pour rien. » — Tous les grammairiens, avant comme depuis l'abbe d'Olivet, ont reconnu la nécessite d'employer la particule ne devant rien Uaus un sens négatif. Voyez, entre autres l'édition des obseï rations de VamjeUis, publiée avec les remarque* de Patru et de Thomas Corneîlle(edil. 1738. Paris, deNully, 3 vol. in- 12). T. III, p. 13, 10,

SlRK,

De Votre Majesté,

Le très-humble, très -obéissant et très-lidèlc sujet et serviteur,

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