AVEC LES REMARQUES DE L'ACADÉMIE
Quand l'Académie fut sur le point de mettre au jour son Dictionnaire en 1694, elle chargea M. Perrault d'en préparer l'Épitre dédicatoire. Tout promettoit un chef-d'œuvre : la noblesse du sujet, la brièveté de l'ouvrage, le grand loisir de l'auteur, sa longue expérience dans l'art d'écrire, les grands motifs qui dévoient l'ammer, ayant à répondre à l'attente d'une Compagnie si éclairée. 11 travailla, et lorsqu'il fut content de son ouvrage, il en ht imprimer quarante copies, pour en distribuer à tous ses confrères, afin que chacun en son particulier se donnât la peine de l'examiner. Une de ces copies est heu-
« Voy. p. 3t.
* Voy. p. 52. — Nous avons trouvé cet important document i la suite des Remarques de l'abbé d'Olivet sur les tragédies de Racine. Paris, Gandouin, 1738, 1 vol. in-12. — Les chiffres marqués dans le texte de l'Épitre au Roi renvoient aux Remarques qui suivent ce texte.
reusement parvenue jusqu'à moi , avec des Remarques manuscrites, où je soupçonne l'abbé Régnier et Racine lui-même d'avoir eu bonne part. On lira ces Remarques avec autant de plaisir que d'utilité...