L'EGLISE DE SAINT-BLAISE
veuve Alfred Girardin, à la première Grand' Ligne, *qu41 y fixa, à neuf milles de l'église de L'Acadie, mais sur le territoire de la paroisse-mère, une église, un presbytère et un cimetière, et qu'il y envoya un premier curé.
11 y eut beaucoup d'opposition. On plaida jusqu'en Angleterre, tant on tenait à rester à l'aneîenne église ; mais ce fut inutile. Le décret érigeant ce territoire et d'autres adjacents en paroisse, sous l'invocation de Saint-Biaise, évêque de Sébaste, fut lancé en 1890, par M. Maréchal, alors administrateur du diocèse de Montréal, et fut lu, à L'Acadie, les 19 et 26 octobre de la même année.
Saint-Biaise a été le quatrième rejeton de L'Acadie, et l'on croit que ce sera son dernier.
Suivant la suggestion de M. Brassîer à l'assemblée du 5 août 1782, les habitaiits s'assemblèrent k 1er septembre suivant, avant même que l'Êvêqtie n'eût approuvé le procès-verbal de son délégué, et élurent (juatre syndics, MM. Julien Piédalue, Laurent Rpy, Jacques Senésac,et Dominique Bonneau, pour l'acceptation régulière des terrains oralement donnés, et la construction d'un presbytère dont le haut servirait de chapelle.
Le lendemain, les syndics se rendirent à Chambly, chez le notaire Grisé, avec Jacques Hébert, pour £aîre fîiire le contrat de donation, par lequel Hébert donnait A la ])ar()isse la presqu'île de 17 arpents en superficie sur laquelle sont placés Téglise, le presbytère et le cimetière. Ils y retournèrent, le 16 du même mois, avec ).-Bte Cire, qui donna à la paroisse, aussi par acte notarié, le chemin de 40 pieds de largeur, qui conduit à la presqu'île donnée par Jacques Hébert pour l'étahlisscnicnt religieux. Hébert donnait son terrain à la condition crêtre déchargé de sa part de répartition ])our la construction de l'église, du presbytère et du cimcticrc, et d'avoir, pour lui et son épotjse, tant qu'ils