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L'EGLISE DE SAINT-CYPRIEN

Constant Cartier, Joseph Brosseau, Charles Compain, Antoine Brosseau, et Etienne Denault.

M. Lancto, leur curé, qui a toujours été l'ami de Saint-Luc, en écrivit à l'Évêque, le 3 février 1793, lui suggérant, si le nombre des prêtres le permettait,, d'exaucer leur demande, afin de rétablir la concorde et la paix.

Mgr Denault, auprès duquel ils revinrent encore à la charge, n'exauça pourtant leurs prières qu'en 1798^ où il détacha de L'Acadie les deux Savanes, le Côteaudes-Hêtres, ce qu'il y avait de familles à Saint-Jean, et une partie de la Petite- Acadie, pour en faire une nou-^ velle paroisse sous le vocable de Saint-Luc, évangéliste..

Ce ne fut qu'en 1832, le 9 mai, que les deux concessions du bas de la Petite-Rivière et le reste de la Petite- Acadie furent annexés à Saint- Luc comme ils le sont aujourd'hui. Les vieux Acadiens de la Petite-Cadie d'alors en furent si affligés que, pour éluder le décret d'annexion, ils préférèrent, plusieurs d'entre eux, entreautres Pierre Clouâtre, fils de Dominique, aller demeurer à L'Acadie, pour y vivre, y mourir et y être inhumés..

Les fidèles de Laint-Luc, cependant, continuèrent à être desservis de L'Acadie, jusqu'à l'arrivée de leur curé en octobre 1801.

§ II — Saint-Cyprien

Cette paroisse est souvent appelée Les Côtes, et Napierville.

Elle était déjà colonisée et habitée, lorsque, vers.

1820, il fut question, à L'Acadie, de construire le presbytère actuel. Ce fut pour les habitants des Côtes, le signal de la demande formelle d'une paroisse. Ils s'adressèrent à Mgr Plessis, évêque de Québec, représenté à Montréal par Mgr Lartigue, son auxiliaire, pour être détachés de L'Acadie et érigés en paroisse distincte.

Ils alléguaient, à l'appui de leur demande, que l'on voulait, à L'Acadie, les forcer à paver pour la construction d'un presbytère, et qu'il ne leur semblait pas juste de les intéresser à cette bâtisse, vu que, par la force même des choses, ils auraient eux-mêmes à ériger chez eux prochainement tout un établissement religieux. Et ils ajoutaient qu'ils étaient trop éloignés de leur église, et assez nombreux pour suppgrter une église et sustenter un curé.

Les habitants du sud de la première Grand'Ligne, qui craignaient d'être englobés dans la nouvelle paroisse de la seigneurie de De Léry, après avoir construit le presbytère neuf de L'Acadie, se joignirent à leur demande.

Ils furent tous exaucés. Mgr Plessis leur octroya une paroisse sous le vocable de Saint-Cyprien, évêque de Carthagc.

Ce fut la fille cadette de L'Acadie.

Les habitants du sud de la première Grand'Ligne n'y demeurèrent, cependant, que jusqu'en 1831, où ils furent rendus à L'Acadie, lorsque cette dernière paroisse fut érigée canoniquement, selon le procès- verbal de M. Boucher, curé de Laprairie, qui avait été délégué

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