‹ Histoire de l'Acadie, Province de QuébecChapitre 5 sur 51 · SAINTE MARGUERITE D'ÉCOSSE · texte numérisé non relu

SAINTE MARGUERITE D'ÉCOSSE

Selon son désir, son corps fut déposé dans l'église de la Sainte-Trinité, qu'elle avait fait construire à Dumfermlin, à quinze milles d'Edimbourg, où l'on plaça aussi le corps du roi.

Au temps de la prétendue Réforme, les catholiques, craignant que ces deux corps ne fussent profanés, les enlevèrent secrètement tous deux et en portèrent la plus grande partie à Madrid, sous Philippe II, qui les fit placer dans une chapelle de l'Escurial, où ils sont encore dans un même tombeau, sur lequel on a écrit: •^^ Saint Malcolm, roi, et Sainte Marguerite, reine.''''

La tête de la Sainte fut plus tard envoyée à l'infortunée Marie Stuart, reine d'Ecosse, qui la confia à un bénédictin, par lequel elle fut portée à Anvers, en Belgique. Elle fut ensuite donnée aux Jésuites de Douai, où elle fut conservée jusqu'à la Révolution française.

Sainte Marguerite fut canonisée par Innocent IV, en 1251, et Innocent XII fixa sa fête au 10 juin.

On représente sainte Marguerite visitant et soignant les pauvres — lavant les pieds des orphelins et des pauvres dans une salle de sou château — priant près d'une représentation du purgatoire, d'où s'échappe une âme.

L'ancien tableau de la Sainte, à L'Acadie, la repréA vSentait assise et travaillant à une étoâe de diiférentess couleurs, pour donner aux paroissiens l'exemple de/ l'assiduité au travail.

Le tableau actuel nous la montre descendant les degrés d'une église ou de son palais, et rencontrant un pauvre, à qui elle donne du pain, pour que l'on se rappelle toujours, à L'Acadie, que l'aumône est une

œuvre divine, et que, donner aux pauvres c'est prêter à Dieu.

Sainte Marguerite est la patronne de l'Ecosse, et la titulaire et le modèle des fidèles de L'Acadie, à qui, jeune fille, épouse et mère, elle a donné de beaux exemples, que l'Église les invite à suivre, et qui autorisent à chanter ses louanges, selon les paroles placées en tête de ces quelques pages de sa vie : " La femme qui craint le Seigneur est celle qui sera louée."

Sa vie a été écrite par saint Thierri et saint Aëlred, ainsi qu'on le voit aux Âcta Sanctorum, auxquels nous avons largement puisé.

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