‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 101 sur 280 · SECTION V · texte numérisé non relu

SECTION V

Voiries.

L'essor de la population, dans Paris et les communes suburbaines, aggravait progressivement les effets nuisibles attachés à Texisteuce de la voirie, dite de Montfaucon.

Chabrol lit voter, par le Conseil municipal, la translation de cet établissemenl à Bondy (896). Louis XVIII favorisa, d'une manière ostensible, la réalisation du projet, en y affectant une superficie de 30 hectares qui dépendait du domaine de la Couronne (807).

Mais le caractère essentiellement utile et salu- Uiire de la mesure ne trouva [>oint grâce devant de hauts personnages, dont elle fmissait l'amour propre ou les intérêts.

Le comte de Pradelles, ministre de la maison da roi, écrivit, sur un ton hautain, à son collègue de

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l'intérieur, pour protester contre la doubleillégalité qu'il apercevait, dans les formes suivies pour installer la nouvelle voirie; on avait, d'après lui, consommé une aliénation qui eut exigé le conseiitement des Chambres ; puis, rétablissement à créer, étant insalubre, se trouvait au nombre des ateliers dont l'ouverture devait être précédée d'une instruction dont les règles n'avaient pas été observées. En terminant, M. de Pradelles allait jusqu'à dire: « Je regrette de me voir dans l'obligation positive de vous adresser de sérieuses représentations sur l'ordonnance.... qui ne me parait pas pouvoir être mise à exécution » (898).

Laine répondit, sans s'émouvoir : « J'ai rendu compte au Roi des observations que vous m'avez adressées, sur les dispositions de l'ordonnance... relative à la voirie de Bondy... Le Hoi n'a vu, dans cesdispositions, aucun caractère d'aliénation » (809).

Quant à l'inaccom plissement des formalités prescrites, pour les manufactures insalubres, il suffisait de remarquer qu on se trouvait, ici, en présence, non pas d'une industrie privée, mais d'un service de salubrité publique, toujours susceptible d'être déplacé, sans qu'il soit besoin de renlror dans les cas et de s'astreindre à la procédure prévus, pour la suppression des établissements classés (900).

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