LIVRE PREMIER. — PÉRIODE I80(M8M tSS
qui pAssenl garantir aux pauvres un dévouement inallcrabic et à radminislraliou une Tidélité constante ; elle mit en contact les représentants de la charité chrétienne et de la bienfaisance laïque, afin d*uuir leurs efforts et de les guider. Mais, dans certainescirconscriptions,lebutà remplir fut méconnu ; le zèle des administrateurs revôlitun caractère confessionnel, que Chabrol s'empressa de ccusurert avec fermeté (iOOO).
SECTION XI Police mnnieipala
§ 1 •'. — Organisation intérieure et extérieure
Si, depuis 1814, il n'y eut plus 22 polices,comme sous TEmpire, ce fut un motif |)our donner, aux instruments de surveillance et d'information qui subsistèrent, toute la force et Télaslicilé dont ils étaient susceptibles, en ayant soin de maintenir Torf^anisalion antérieure, dans tout ce qu*elle avait d'utile, sinon d'avouable.
Ija préfecture de police conserva donc son caractère, ses cadres et son mode de fonctionnement inté-
rieur OU extérieur. Il n'y a lieu de signaler, pour ta période 1815-1830, qu'une mesure intéressante, dans le mode de direction du service actif : c'est la création d'un emploi de chef de la police municipale (1001).
§ 2. — Proteclion des personnes et des biens
La lecture des ordonnances de police intervenues, sous la monarchie traditionnelle, démontre que, pendant sa durée, on ne se faisait point une autre opinion qu'à TépociuedeTEmpire des devoirs incombant à l'autorité municipale, pour défendre les habitants et les propriétés ; la plupart des règlements de Dubois el Pasquier subsistèrent ; on les fortifia, au besoin, et les rares lacunes qu'ils présentaient furent comblées par des dispositions quiconcordaient avec les actes antérieurs.
La continuation de ces errements ne trouva point toujours un appui solide, au sein du Conseil municipal ; celui-ci rejeta, par exemple, en 1817, le crédit qui lui était demandé, pour l'institution assez ancienne, qu'on désignait déjà, sous un titre euphémique : « dispensaire de salubrité »(1002).