‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 111 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

res sur le champ, des économies furent réaliséeSi dans les hôpitaux et les hospices (997), mais surtout « dans les secours à domicile. Une disproportion choquante subsista, entre le prix de revient du séjour, dans les asiles de vieillards ou infirmes, et la quotité des secours accordés, en ville, à ces mômes catégories d'indigents (998).

L'appréciation des besoins, pour les ménages chargés d'enfants, devint de plus en plus sévère : en 1813^ la population assistée, par les bureaux de bienfaisance, comprenait iOi .805 individus ; en 1822, elle fut ramenée à îi4.D7 1 : elle remonta, cependant, à G2.705, en 1829 (999).

De 1816 à 1830, la subvention municipale oscilla entre 4.500.000 francs et 5.873.000 francs, avec une moyenne réelle de 5.500.000 francs. A partir de 1829, on commença à allouer des subsides ex/raorrftiiaireSj pour la restauration générale des hôpitaux et hospices.

Aux prélèvements ainsi effectués, sur les revenus communaux, il convient d'ajouter les sacrifices faits, par la Ville, pour aider, en 1817 et 1829, les hospices à traverser des crises sur les subsistances et fournir des indemnités aux boulangers, en retour des livraisons faites, au-dessous du cours, à des personnes pauvres ou peu aisées.

Si

Malgré les efforts réunis du Conseil municipal el des bienfaiteurs privés, la progression des ressources annuelles ne fut point en rapport avec celle des exigences à satisfaire, dans les services hospitaliers : de 1814 à 1829, le nombre des journées de traitement passa de 1.076.720 à 1.600.222, soit, en plus, 50 0/0. Or, le crédit ouvert, pour les institutions hospitalières destinées aux malades, ne montèrent, pendant le même intervalle, quede 2.077.665 francs à 2.760.434 fi*ancs, soit un faible accroissement de 3 0/0.

En comparant, dans leur ensemble,les actes accomplis, respectivement, de 1800 à 1814 et de 1815 à 1830, au sujet de l'Assistance publique, à Paris, on aperçoitdes contrastes de fond, au milieu des similitudes do forme.

Le Consulat et l'Empire ne voyaient quedesfonclionnaireset agents, chez tous ceux qui concouraient à distribuer les secours officiels ; l'esprit autoritaii*e ne laissait place à aucune initiative, et les devoirs tracés eurent moins pour but de développer oudentretenir la compassion que Texactitude et la discipline .

La monarchie traditionnelle se proposa une tâche différente relie voulut associeraux œuvres publiques et charitables des personnes animéesde convictions

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