‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 116 sur 280 · SECTION XV · texte numérisé non relu

SECTION XV

Récompense de services exceptionnels

Bruyère, longtemps directeur des travaux de Paris, donna sa démission, en 1820, pour caused'affaiblissement de sa santé, atteinte par suite d'un labeur excessif et prolongé. Chabrol saisit spontanément le Conseil municipaUruuepropositiou tendant à offrir 20.000 francs, sous forme d'honoraires, à un fonctionnaire qui avait dirigé des travaux neufs, au compte de la Ville, pour pUis de 60 millions. Le préfet de la Seine fit, en cettecirconstance, un grand

UVRB PREMIER. — PÉRIODE 18001830 333

éloge de la valeur, du zèle, de la Fermeté, du désin- (ércsseincnl de Bruyère, qui u'avail jamais cumulé SCS divers traitements de maître des requêtes, d'inspecteur général des ponts et chaussées et de directeur des travaux de Paris, quoique père d*une nombreuse famille, c Des vues sages et réfléchies, dans l'étude desprojels ; dos mesures de prudence et d*économie raisonnée, dans leur exécution ; des recherches approfondins |K}nr les améliorations ; une surveillance très attentive contre la fraude ou rimpéritie ; des bases régulières et méthodiques, pour le règlement des mémoires; enfin, un ordre pnrfait dans la comptabilité : voilà, disait Chabrol, ce (|ue j'ai constamment remarqué dans la gestion de M. Bruyère... Il a eu souvent à lutter contre des amours-propres irrités... • (1037).

Le Conseil crut rendre un hommage plus digne, à rhonime actif, intègre et remarquable, dont les services lui étaient si éloquemment signalés, en substituant aux honoraires une pension annuelle et viagère de S.OOO francs (i038).

Il se montra moins généreux, après le décès de Frochot, survenu au cours de Tannée 1828, en naccordanl, à la veuve du premier préfet de la Seine, qu'une modique pension de 2.000 francs, soit moins du septième de celle dont jouissait le défunt.

RËvSUMË

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