‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 115 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

pour abolir le principe ou restreindre la quotité de la subvention imposée sous TEmpire (lOiG).

Celle manière de voir, si autorisée qu'elle fût, d'ailleurs, et si sérieuse qu'en pût être la base, n'eut pas le don de convaincre le préfet de la Seine et le Conseil municipal.

L'école faisait ses frais, avant de recevoir aucun subside et, depuis que l'Etat lui avait retranché 15.000 francs, le manège ne s'était pas réduit d'un seul cheval (1017). Le gouvernement se rendit àc^s raisons si plausibles, et la Ville fut déliée de tout concours forcé (1018). Mais, comme elle avait pris à bail le local des exercices, il lui fallut, comme parle passé, en supporter le loyer (1019).

SKCTION XIV Encouragements

Autant il répugnait aux représentants officiels de la capitale do subir une contrainte, dans l'emploi des derniers communaux, surtout à titre périodique, en faveurd'une entreprise particulière, autant la libre inilialivedes œuvres qui présentaient un carac-

1ère d'iUililé publique trouva, auprès do Chabrol et du Conseil municipal, un appui bienveillant.

Ces marques d'intérêt affectèrent cinq formes différentes :

1^ Le prôl ; on on consentil, pour soutenir rTasile delà Providence, qui recueille des vieillards tombés dans Tinforlune (1020) ; rétablissoment de Sainte- Marie-Madeleine, destiné à ramenerdans la voie du travail el de la bonne conduite des femmes que le vice avait perdues (1021) ; le collège .deNotr(5l)amedes-Cliamps(1022). L'abbaye aux Bois se vit refuser la môme faveur (1023).

2** L'allocation renouvelable d'une somme en rapport avecles besoins des établissements ; parmi les œuvres qui béiiélicièrent de ces subsides, on rencontrerlaSociétédes salles d'asile (1024); rinstitutioii de Sainte-Anne, destinée îi préserver de la misère el de rinconduite des lilles pauvres et orphelines (1025) ; l'œuvre de Sainte-Marie l'Ëgyptieune, ayant pour but de recueillir, lors de leur libération, les femmes condamnées (102(î).

3* La participation aux dé|)enses assumées par les fondateurs.

Le Conseil municipal avait volé une somme de 200.000 rraiics, pour concourir à l'érection d*un séminaire diocésain : après avoir donné un témoignage

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de sa sollicitude, pour les jeunes ecclésiasliques, il ne voulut pas rester indifférent au sort des prêtres âgés et infirmes; en conséquence, la Ville acquitta les 20.000 Tr. Torniant le solde du prix de la maison de de retraite Marie Thérèse (1027).

V L'affectation gratuite et révocable d'un édifice communal, en faveur do sociétés ayant pour but de réliabililer on préserver certaines cîUégorics de personnes parliculièrement exposées à devenir des insirumenls dangereux, ou à subir des influences |>ernicieuses ; c'est ce qui détermina les votes au profil de Tœuvre du Refuge, destinée à procurer du travail en atelier, pour de jeunes libérés (1028) ; à l'association de Saint-J()se|)h, appelée à protéger, au début de leur carrièn;, les ouvriers venus de province (1029).

!>* Enfin, plusieurs communautés religieuses et œuvres d'enseignenient ou de moralisation parurent mériter quelque chose déplus qu'un concours accidenlelou précaire ; la Ville acquit, pourleuren abandonner la jouissance indéfinie, plusieurs imnieubJes. Les associations bénéficiaires de cette mesure ontété au nombre de cinc] : rinslilut des Frères des Ecoles chrétiennes (1030); les Sœurs enseignantes de Saint- André (1031) ; rOKuvre du Bon Pasteurou des Filles repenties (1032) ; celle de la Jeunesse délaissée

(1033) el rinslilnlion devenue le Collège Stanislas (1034).

C'est, aussi, pour encourager, non plus les efforts faits dans un but charitable, pénitentiaire ou pédagogique, mais les découvertes de la science' et les restitutionsde l'histoire nationale,que la Villeaccepta le soin d'entretenir le palais des Thermes (1035), rejeté, par le vandalisme révolutionnaire, du nombre des domaines nationaux el vendu, depuis leConsulat, avec une clause vouant à la ruine le cherd'œuvre artistique qui constitue la façadedugracieux édifice (1036).

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