LIVRE PREMIBR. — PERIODE
anciens collègues ayant siégé avec lui, sous le précédent régime, h la haute assemblée, en qualité de membres titulaires, et 9 fonctionnaires privés de leur emploi, en 1790. Cinq mois après, on faisait, en termes flatteurs, un accueil favorable h la demande d'une pension exceptionnelle, au profit du premier préfet de la Seine. Néanmoins, pendant les Cent .lours, Frochot repassa dans les rangs des impérialistes, sans répudier, du reste, la concession pécuniaire dont il avait été l'objet et qui aurait pu être supprimée ou, tout au moins, ramenée au luaxitntnn prévu, par le décret du i3 septembre 1806, pour les pensions civiles, soit i/6 du traitement ou TkOOO francs. Si l'on eut raison de ne point agir de la 8orte,Frocbol eut tort d'oublier,trop vite,8es griefs envers Napoléon et ses obligations envers Louis XVIII : sans doute, à Tun il devait de la reconnaissance, mais il lui avait rendu delongsetimportants services ; h Tautre, il devait le souvenir d'une éclatante rébal)ililation et d'une récompense qui, pour être légitime, en soi,n'en demeurait pas moins subordonnée à Tagrément discrétionnaire du pouvoir souverain.