‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 59 sur 280 · LIVRE PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — PÉRIODE

§ 5. — Contrats administratifs, dans Vintérét de la propreté et de la sûreté des voies de communication.

Après avoir fait peser, sur les propriétaires des maisons en bordure des rues et places, Tenlèvement des boues, immondices, neiges et glaces, ainsi que l'éclairage public (512), le trésor royal assuma la dépense de ce double service, moyennant le rachat des taxes perçues annuellement (513).

A la fin du règne de Louis XIV, l'exécution de la lâche journalière à remplir fut donnée à Penlreprisc par adjudication (514) et divisée, ensuite, COU) me formant doux objets très distincts : le nettoiement (515) et l'éclairage (516).

Il ne fut rien changé à ces errements, sinon pour Tattribulion de la dépense, qui passa, depuis 1790, au nombre des charges municipales (517).

Quant au prix du service, il ne parait pas avoir éprouvé de réduction, au moyen des changements survenus, dans la gestion administrative : de 1790 à 1814, le territoire parisien demeura le même, et l'extension du nombre des appareils d'éclairage ne correspondit pas aux accroissements constatés, dans les crédits budgétaires (518).

A la vérité, on pourrait se demander si un redou-

blement de surveillance, sur les entrepreneurs, pour la fidéliléaux engagements pris, n'expliquerait point les conditions plus onéreuses des marchés souscrits, depuis la Révolution? Mais, avant i789, comme depuis 1800, le premier magislrat de police disposait d'un pei*sonneI étendu et ferme, pour contrôler les services du nettoiement et de l'éclairage ; de 1790 à 1799, au contraire, ces garanties étaient moins sérieuses, et c'est, précisément, au cours de cette période que le coût du service renchérit, en laissant de côté, bien entendu, Tépoque où les paiements se faisaient en assignats (519).

L'administration centrale de la Seine taisait valoir, à l'égard de l'éclairage, qu'il n'était plus intermittent, comme sous la monarchie, et qu'on allumait, sous le Directoire, quel que fut l'état du ciel (520). il y aurait certainement là un contraste à retenir, si, d'une part, la critique, au sujet de l'ancien état de choses, n'eut été trop générale (521) et si, d'autre part, les propres aveux des administrateurs de 1798 ne prouvaient la triste nécessité où l'on fut, alors, de limiter le nombre des becs en service et le temps de leur fonctionnement (522).

Môme depuis 1800, les cahiers des charges de l'éclairage public prévoyaient la suspension de l'allumage, pendant les nuits où la lune brillait (523).

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