LIVRE PREMIER. — PÉRIODE
Gela explique pourquoi, au début du xix^ siècle, coinnie au cours du xviii*, une surveillance elune réglementation spéciales entourèrent : les prêteurs sur gnges (49S), les brocanteurs ("496), les logeurs en garni (497), les nourrices et meneurs (498).
Dubois ne s'en tint pas là ; il voulut remettre en vigueur les formalités et sujétions imposées, jadis, aux ouvriers (499).
Sans doule, une loi nouvelle exigeait un livret, pour entrer dans de grands ateliers tm/M5frwî/5(500) ; c'était, déjà, une restriction à la liberté : le préfet de police la jugea insuffisante. Il étendit la nécessité du livret à une foule d'emplois commerciaux (501), fonda des bureaux de placement, en rendit le concours obligatoire et se reconnut le pouvoir d'en remettre à des particuliers l'exploitation. Nul ne pouvait otîrirdirectement sesservices : il fallait subir l'intermédiaire des agences privilégiées, qui délivraient, à chaque personne admise, un bulletin sans lequel il était interdit d'accepter aucun préposé (502).
Un régime analogue fut introduit, pour les domestiques et, cette fois, le gouvernement statua luimême, nn créant des pénalités pécuniaires ou corporelles ; tout domestique sans place était tenu de quitter Paris (503).
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Mais le pouvoir central n'alla point jusqu'à consacrer la prélenlion affichce par Dubois, huit années auparavant» sous le Consulat, de réglementer les livrées (504), ce qui atteignait indirectement les maîtres, plutôt que leurs serviteurs, et ramenait à une époque de distinctions sociales essentiellement répudiées par le droit moderne.
Les porteurs d'eau avaient été soumis à la nécessité d'une autorisation pour exercer leur état ; Dubois annula tous les permis obtenus, se réservant d'en délivrer de noiiveaux et d'exiger des titulaires une déclaration, môme pour ne plus remplir leur métier (505).
Le préfet de police crut avoir qualité, aussi, pour réglementer : V la durée du travail des ouvriers en bâtiment (500) ; i^ le commerce des veaux ({)07), ceux de la volaille et du gibier (508), du poisson d'eau douce (509), des vins (510).
On considérait, alors, une telle ingérence comme ayant pour but et pour effet de « ramener l'ordre », au sein du pays, et de rétablir la hiérarchie, dans la société. Parfois, les négociants, qui n'avaient point encore compris les avantages de la libre concurrence, provoi|uèrenl eux-mêmes des niesui*es restrictives (511), que l'expérience condamna.