‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 65 sur 280 · LIVRE PRKIIIËR. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVRE PRKIIIËR. — PÉRIODE

du régime qu'il servait qu'aux défauls de l'homme, et reconnaître (|ue, malgré tout, !*œuvre réalisée, par le chef do radminislration parisienne, de 1799 à 1812, a été considérable, surtout en tenant compte des difficultés qu'elle rencontra, dans Texécution, et qui eu rehaussent la valeur.

L'histoire ne saurait équitablement donner un témoignage aussi honorable à Dubois, premier préfet de police. D'abord, la tâche de ce magistrat n'était, ni aussi complexe, ni aussi difficile que celle de son collègue : elle consistait principalement à ordonner ou défendre, à faire redouter la contrainte matérielle, et riuliinidation ne l'exposait point au désaveu, car elle était essentiellement dans les vues du pouvoir consulaire ou impérial.

Puis, dans les matières où il eut à déployer des talents d'adininistralour, Dubois se montra aussi malavisé que compromettant, dépourvu de tact et de prévoyance.

Au point de vue édilitaire, il crut avoir accompli des efforts gigantesques(53G), en se traînant sur les brisées des magistrats du Parlement ou du Ch&telet, dont il s'appropria les actes réglementaires. Nul, plus que lui, ne réagit contre la Révolution, dont il avait été un fougeux partisan.

Son zèle intempestif finit par choquer Napoléon,

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qui lui envoya Tordre de ne publier aucun règlement, sans l'avoir soumis au ministre de Tintérieur (537).

Autant on cite, encore, avec éloge, les actes do Frochot, qui sont restés la base d'établissements utiles, autant on a dû répudier, dans leur ensemble, les dispositions prises par Dubois et qui entravaient la liberté des personnes ou des transactions.

Convient-il de résumer et d'apprécier le rôle du Conseil général, faisant fonctions d'assemblée municipale, de 1799 à 1814 ?

Réduit à des atlributions consultatives non respectées, ce corps ne put, ni empocher le mal ni procurer le bien. On n'écoutait ses avis que lorsqu'ils étaient conformes aux desseins du gouvernement. Lutter,dansde telles condilions,était méritoire, mais inefficace. Aussi, sous le Consulat et l'Empire, le Conseil municipal n'a-t-il pas été Tun des facteurs nécessaires qui ont concouru h produire tout ce qu'on fit alors, dans Tintérôt présumé des habitants de la capitale.

Aux xviT et xviii* siècles, la royauté trouvait quelque grandeur à consacrer des mesures, dont Tinitialive était censée venir de l'administration parisienne, tandis que tout était concerté, d'avance, et, parfois, inspiré parle gouvernement.

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