‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 73 sur 280 · LIVR& PREMIER. — PÉRIODE · texte numérisé non relu

LIVR& PREMIER. — PÉRIODE

au budget, d'importants crédits, pour étendre ou améliorer rinslallnlion des services publics. Les propriétés acquises n'entraient pas toujours intégralement dans le périmètre des travaux et, môme en cas de renonciation à quelque projet arrêté, les anciens détenteurs des biens régulièrement payés n'avaient pas, alors, le droit d'en réclamer la restitution. Il y eut donc, dans les circonstances qu'on vient d'exposer, une source de produits accidentels ou périodiques, par la vente ou la location de terrains n'ayant pas reçu Taffectation présumée.

Mais, on doit voir là des effets inévitables et non des résultats cherchés : toute idée de trafic était bannie des calculs. Cependant, si, à titre exceptionnel, il se rencontrait, aux mains de la Ville, quelques zones de terrain auxquelles des travaux édililaires eussent coumuniqué une plus-value, la tutelle administrative s'exerçait, avec vigilance, pour empêcher de perdre, par une mesure inconsidérée, le profit à espérer; c'est ainsi qu'on repoussa d'abord un projet volé, par le Conseil municipal, et qui tendait à échanger certaine maison assise sur l'emplacement\rune partie de la place à créer, autour de la Hourse, avec un terrain communal situé à Topposite (S53). « La valeur de l'immeuble à acquérir, disait le Conseil d'Etat, est connue ; celle qu'allein-

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draient les enchères, sur la superficie à céder, ne Test pas : dans ces conditions, il n'y a lieu de renoncer au principe de l'adjudication » (554). il fallut la crainte que la parcelle demandée échappât à la Ville pour vaincre la résistance du Conseil d'Etat (555).

De 1827 à 1829, TEtal, de sa propre initiative, fit remise, au domaine communal, des Champs- Elysées, des abords de Téglise Sainte-Madeleine et de la Bourse avec les terrains environnants.

Ces trois propriétés comportaient des ressources; mais, avant de les recueillir, il fallut dépenser.

Dès 1818, avaient été engagées les démarches ayant pour objet de transférer à la Ville de Paris les emplacements ménagés, le long do la magnifique avenue qui servait de perspective au palais des Tuileries (556). Les ouvertures n'ayant point été écoulées, avec faveur, par le Conseil municipal, le ministre inscrivit, d'office, au budget communal de 1824, un crédit représentant la moitié des frais estimatifs d'entretien d'un lieu où se rendait le monde élégant (557). Les négociations se poursuivirent, pendant trois ans, sans résultat; efifin, un accord à peu près complet s'établit, la Ville consentant à dépenser 2^330.000 fr., pour des travaux d'embellissement et de mise en valeur, puis à grever

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