‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 152 sur 221 · Id., 22 février · texte numérisé non relu

Id., 22 février

773. Pourtour des deux théâtres municipaux de la place du Chàtelet; Ecole Turgot; presbytères des paroisses de Saint-Nicolas-du-Ghardonnet et de la Sainte-Trinité.

774. i^ Champs-Elysées : Panorama et Diorama ; pavillons Morel et de TElysée ; concerts de Besselièvre, etc.;

3<^ Bols de Boulogne : Jardin zoologique d'acclimatation ; restaurants d'Armenonville, de la Croix Catelan, de la Grande Cascade, du Rond Royal, des tles; ferme du Pré Catelan ;

3^ Bois de Vincennes : chalets de la Porte Jaune, de Saint- Mandé, du plateau dé Gravelle ;

4^ Parc des Buttes-Chaumont : cafés du Pont-Suspendu, de la butte de Puebla et du tunnel de ceinture.

775. 11 était de notoriété publique qu'un emplacement avantageux avait été obtenu par Tinfluence d'un pair de France, désireux de rendre faveur pour faveurs...

En 1868, M. d'Arbousié, garde général des promenades, signala la cession occulte du bail, qui, de convention expresse, ne pouvait être transféré qu'avec l'assentiment de la Ville ; celle-ci s'empressa de poursuivre la résiliation du contrat et l'obtint judiciairement. Le loyer fut ainsi porté de 1.200 à 15.000 fr., comme pour le cas qu'on énonce dans la note suivante.

776. Par délibération du 23 juillet 1852, le sol du Palais fut loué à TEtat, pour 35 ans et moyennant un loyer de 1.200 francs. En 1887, M. DenysCochin^ alors conseiller municipal, réclama verbalement la production du titre de la jouissance qui allait expirer : or, il ne se rencontrait nulle part, dans les dossiers reconstitués^ depuis l'incendie de THÔtelde Ville, en 1871 ; une recherche amena, par bonheur, la prompte découverte du document, à l'étude de M« Plocquc, notaire. Le lendemain, des journaux, pour paraître c bien informés », assurèrent qu'on devait à M® Gamard, notaire et conseiller municipal, la précieuse pièce demandée en vain à l'administration I Or, voici ce qui s'était passé. Comme chef de divi-

sîon, l'auteur du présent ouvrage ayant, dans son service, le domaine de ia Ville de Pari«, se rappela qu'une loi du 6 juin 1857 avait autorisé le rachat du Palais de l'industrie, construit par voie de concession ; à l'aide de la collection Duvergier, il put se reporter aux annexes de la loi, insérées au Moniteur du 22 avril 1857, et eut la satisfaction de trouver l'acte constitutif de la compagnie exploitante, avec le nom du notaire (M® Olagnier) qui avait reçu les statuts, mais n'était plus,' en 1887, titulaire d'un office ; néanmoins, l'idenlité du successeur fut révélée par un volume contenant la liste des notaires de Paris, depuis le xvi^ siècle, pour chaque étude. Ne doutant pas que la délibération de 1852 n'eut été jointe à l'acte de société, le divisionnaire fit, sur-le-champ, monter en fiacre un employé et, au bout d'une demi-heure, sa conjecture se trouvant justifiée, il recevait la copie introuvable, que M. Pasquier, directeur des affaires municipales, remit à M. DenysCochin.

A peine le titre retrouvé était-il parvenu au pavillon de Flore, qu'Alphi^nd, qui Tavait appris par quelqu'affidé, se hâta de requérir communication du document ; soupçonnant, à tort ou à raison, que cette démarche cachait mal le projet de devancer son collègue Pasquier auprès de M. Cochin, on lui fit attendre la pièce 24 heures, et si telle était, en effet, l'intention qui l'animait, il eut le dépit de voir que sa manœuvre avait été comprise et déjouée.

Cette anecdote porte avec soi un enseignement, car elle démontre qu'en administration la mémoire et l'élude des textes sont d'un très grand secours, dans les circonstances critiques.

On pourrait ajouter qu^elle fournit aussi un exemple du peu de cas que font les assemblées délibérantes des services rendus à la chose publique : nul, au Conseil municipal, ne se soucia

de savoir comment avait été mis au jour, contre tout espoir, un acte qui avait, pour les finances de la Ville, une réelle importance, puisqu'il permit de faire porter le loyer payé, par l'Etat, de 1,200 à iÔ.OOOfr. Il est juste d'ajouter que cette solution fut facilitée, grâce au bon vouloir du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, M. Léon Bourgeois, qui garda de son séjour à l'Hôtel de Ville, comme secrétaire général de la préfecture, un souvenir favorable et bienveillant à l'égard des personnes et des choses.

^77. En 1859, on fit concession amiable, pour 15 années consécutives, d'un emplacement sur le plateau planté de la place Walhubert, moyennant 400 fr. de loyer annuel et l'obligation de bâtir un chalet pour buvette-restaurant. Le titulaire du bail sous-loua immédiatement, au prix de 2.400 fr., outre la redevance payable à la caisse municipale et la charge de construire.

L'individu ainsi gratifié fut, en outre, pourvu d'un emploi d'inspecteur des halles et marchés ; c'était un ancien directeur du théâtre Saint-Marcel ; il avait eu, dans sa troupe, certaine débutante dont le nom et le rôle, de 1857 à 1869, ont fait du bruit à l'Hôtel de Ville.

En 1877, la mise en adjudication du chalet porta le loyer à 7.600 fr.

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