‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 203 sur 221 · fr. 18, ci · texte numérisé non relu

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Ce point de départ inexact a faussé tous les budgets et

comptes ultérieurs; en 1898, l'administration charitable

portait Je montant des dépenses faites, pour THÔtel Dieu,

et inscrivait 2.350.547 01

pour • dépenses à continuer », alors que tout 29.666.837 13 était soldé depuis longtemps.

1285. Après prélèvement, sur les 12.330.528 fr.

du montant des frais estimatifs d'expropriation 8.000.000 t

afférents à la zone occupée par le nouvel

hôpital, on pensait réserver le surplus 4.330.528 fr.

aux travaux de construction qui, en cas d'épuisement de ces premiers fonds, auraient

été alimentés avec le prix à verser pour cession de Tancien Hôtel-Dieu 4.896.993 »

De sorte qu*en définitive PAssistance aurait disposé de 9.227.521 fr.

somme suffisante pour plusieurs campagnes, puisque, de 1866 à 1870, on ne dépensa que 8.683.997 fr.

Dans ces conditions, il semblait possible d'attendre, avec confiance, la réalisation successive des ventes de terrains provenant d'hospices transférés.

1286. Environ 2.400.000 fr. (Mémoire directorial sur le compte de Texercice 1878). — V. Conseil d'Etat 30 juin 1876 (4 arrêts) et 9 février 1877.

1287. Rapport de M. Nogent Saint Laurent, au nom de la commission parlementaire, sur la loi du 12 juillet 1865, autorisant un emprunt de 250 millions.

1288. Acquisition du sol 20.400.000 fr.

Travaux : 14.578.000 »

Indemnités aux entrepreneurs. 2.400.000 »

jn.378.000 fr.

Sur cette somme, l'Assistance publique, d'après la convention de 1865, était tenue de supporter un contingent représenté par trois éléments estimés ensemble 19.630.528 fr.

(V. note 1279) ; mais le bénéfice net à obtenir de la translation des hospices et maisons de retraite n'était porté que

pour 2.500.000 fr.

et il atteignit réellement (V.

note 1274) 2.905.846 »

sans parler de la valeur des terrains et bâti- 20.036.374 fr.

meots de TaDcleD hospice des iDcurables- Femmes; or, les comptes de TadmiDistration charitable reconnaissent qu'il n'a été payé, des deniers hospitaliers, pour le nouvel Hôtel-Dieu, que 17.165.952 d

La Ville de Paris a donc été frustrée : i° de.. 2.870.422 fr. 2^ d'une somme égale au prix à provenir de la yente du sol et des matériaux de rétablissement situé rue de Sèvres (V. note 4274) ... 6 . 000 . 000 w

Total 8.870.422 fi\

1289. Décret du 3 juillet 1861 ; concession d'un lais de mer (3 hectares).

1290. Décret du 21 avril 1858.

1291. Décret du 3 janvier 1863; legs pour création d'une maison de convalescence destinée aux enfants pauvres.

1292. Décret du 7 janvier 1863.

1293. V. ci-dessus, Titre II,. chap. IV, section XII. — Les 25 mars et 21 avril 1852,des arrêtés directoriaux étendirent le cercle des achats ; enfin, le 20 décembre 1853,un nouvel arrêté constitua, d'une manière définitive, la régie de Tapprovisionnement, qui avait été demandée, par le Conseil municipal, dans une résolution du 5 août 1847 et recommandée^ par le ministre de Tintérieur, dans des lettres des 7 avril 1849 et 4 mars 1850. Mais, comme on le voit, tous ces actes étaient antérieurs à la loi du 7 août 1851, avec les prescriptions de laquelle est incompatible l'existence d'un service d'achats directs (V. note 1263).

1S94. Arrêté du 30 avril 1851 (préambule).

1295. Rapport de Frédéric Le Play au Conseil d'Etat, sur les résultats de l'enquête relative à la boulangerie parisienne (1862).

1296. Décrets des 15 juillet 1858 et 2 septembre 1859.

4297. V. : V Titre !«', chap. IV, section XI ; 2^ ci-dessus, note 725.

1298. Règlement directorial du 4®' mars 1853.

4299. Circulaire du 2 février 4857 et 24 mai 4859.

4300. Id. du 25 juillet 4859.

4304. Id. du 19 août 4852.

4302. du 8 décembre 1854.

4303. td. du 4, id.

4304. Id. du 44 décembre 4852.

4305. Id. du 7 février 4853.

4306. Circulaire du !«' août 4853.

f M. le Préfet de police m'adresse constamment des observations, sur les refus d'admission de malades, dans les hôpitaux, sur l'impression fâcheuse que ces refus produiseot.daDs le public, et sur les conséquences qu'ils peuvent avoir, pour les malades.

« Toutes ces observations, assurément, ne résultent pas de rapports également exacts ; mais il en est souvent dont l'administration ne saurait méconnaître la justesse et auxquelles il lui aurait été difûcile de répondre, d'une manière satisfaisante, parce qu'il lui eût fallu décliner toute responsabilité, en révélant son attitude purement passive, dans tout ce qui a rapport aux admissions, complètement abandonnées, jtisqiiici, à MM, les médecins et chirurgiens, représentés par leurs internes, dans les cas d^urgence. . . Vous savez qu'en effet tous les refus d'admission sont prononcés par les élèves, presque toujours sans que les directeurs en aient la moindre connaissance ; et, lorsque ces refus donnent lieu à des plaintes. . .c'est à l'administration qu'incombe le soin de les justifier, alors même qu'ils ne seraient pas justifiables, h moins de convenir qu'elle a abdiqué l'une de ses principales attributions. C'est une situation fausse et anormale... La responsabilité est inséparable de l'autorité;

elle eo est... la saDction naturelle... il faut que radministratioD reprenne la position qui lui appartient... > (Référence à la circulaire ministérielle du 3i janvier 1840). Voir aussi la circulaire adressée, le 29 janvier 1862, pour donner Tordre aux directeurs d'admettre, d'urgence, les victimes d'accidents ou les femmes sur le point d'accoucher.

Il est à propos de rappeler, également, un trait qui honore Davenne, autant qu'il déconsidère les praticiens. Dans son Traite des secours publics^ le premier directeur de l'Assistance, à Paris, raconte qu'un médecin des hôpitaux s'étant converti au système d'Hannemann, qu'il introduisit dans son service^ses confrères firent, contre lui, une campagne acharnée, dans le but de déterminer l'administration charitable à proscrire tout emploi de^la méthode homoéopathique. Davenne demeura inébranlable, dans son refus d'accomplir une persécution mesquine autant qu'odieuse, puisqu'on obtenait, d'après le témoignage du directeur de l'Assistance publique, autant et plus de guérisons,avec l'application du principe similia simili'bus, qu'avec l'observance de la maxime contraria corUrariis. Or, à égalité de résultats, les potions et globules insapides offraient le double avantage de n'inspirer aucun dégoût aux malades et de coûter beaucoup moins. Mais, depuis le XVII® siècle, où la Faculté de inédecine demandait qu'on édictAt des peines contre les « charlatans » qui affirmaient la circulation du sang, l'esprit du corps médical n'a pas progressé, au point de vue du libéralisme. En 1853, le maréchal de Saint Arnaud, guéri d'une grave maladie traitée suivant les règles définies par Hannemann,rit des démarches, pour qu'une chaire d'homoéopathie fût fondée à TEcole de médecine. Instruits de ce projet, les professeurs de la Faculté déclarèrent qu'au cas où la mesure serait admise, ils démissionneraient en masse.

Peut-on dire que cette attitude tint à une foi absolue dans

la supériorité des moyens de guérison en honneur, au sein de U docte compagnie ? Pour s'éclairer, à ce sujet, il suffit délire les lignes ci-après extraites d'un Rapport sur la mortalité à Paris (1865) présenté, au préfet de la Seine, par les inspecteurs de la vérification des décès, parmi lesquels figurait Ambroise Tardieu, alors doyen de la Faculté de médecine :

« Au nombre des causes que nous considérons comme ayant eu une influence directe sur la diminution de la mortalité, nous ne saurions passer sous silence la manière dont s'exerce aujour^

d'kui la médecine. . . Toutefois, la médecine est hypothétique

C'est précisément cette incertitude qui fait maintenant sa force et sa puissance^ parce quelle porte le médecin instruit et consciencieux à savoir douter et s^abstenir, au besoin ; point de système, dans récole moderne : Téclectisme et l'observation.. . A^^ rien faire, temporiser, quand la maladie est observée, la est le salut

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