‹ Histoire de l'administration parisienne au XIXe siècleChapitre 49 sur 221 · Livre !«', titre · texte numérisé non relu

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Par contre, Martin du Nord, oubliant qu'en 1829 on avait rembonrsé, outre cet arriéré, 42 millions de capitaux, avec des intérêts onéreux dus aux pires conjonctures^ ajoutait, avec une injuste sévérité :

ce Ce n'est qu'à l'aide de rentes émises ou consignées,d'a vances faites par le Trésor (pour les subsistances et d'office), que, toujours chargée d'une dette qu'elle n'avait éteinte qu'en partie, l'administration est arrivée à la révolution de Juillet. »

Et, plus loin : « si l'ancienne administration eut été plus économe des ressources immenses mises à sa disposition (et absorbées, en 1829, par la disette); si des constructions, lUUes d'ailleurs^ n'avaient pas été faites (la plupart entreprises sous l'Empire), avec un luxe (?) qui ne comportait pas leur destination ; si une partie plus considérable des produits de l'octroi, qui, pendant quelques années, se sont élevées à ^ millions environ (en 1825 et 1826 seulement), avait été rigoureusement consacrée à effacer les traces de nos anciens désastres (il y eut, en outre, 10 millions à rembourser, par voie transactionnelle, à l'Etat, pour les avances de 1816 à 1818), Textinction de la dette aurait été obtenue, sinon pour la i4Aalitéj au moins pour la plus grande partie. »

Or, en se reportant à la nomenclature des sommes à rembourser, au l»'' janvier 1830 (note 91), on voit qu'en réalité la Ville^ à cette époque, n'avait en capital, qu'une dette immédiatement exigible de 8.785.623 fr. sur 43.461.000 fr. ; le sur-

plus étaitpayable par annuités ou consistait en intérêts à servir périodiquement.

Beaucoup plus pratiquçs et courtoises sont les observations du comte de Rambuteau, sur le même sujet, dans son Exposé /le la situation financière, en 1834 :

(( L'ancienne administration, se confiant dans Favenir, avait pris des engagements à échéances fixes et échelonnées pour des sommes considérables. . . elle avait fait des acquisitions dont le paiement était stipulé à des termes prochains... enfin, elle avait disposé, pour acquitter des engagements échus, de la presque totalité des fonds stagnants de la. caisse municipale...; en d'autres termes, elle avait emprunté ^ure//^m^m^des sommes qui n^étaient pas momentanément libres... cette opéi^ation, sans doute ^ avait un côté uiile^ en ce que la Ville de Paris y trouva F avantage de se procurer, sans intéi'êts, ou du moins à un intérêt très faible, celui du placement au trésor, des fonds quelle n'eUU obtenus quavec des sacrifices et par rémission de rentes qu'elle était autorisée à créer; mais, sans qu'il me vienne à la pensée de blâmer des dispositions peut-être alors indispensables, je ne puis dissimuler les effets etc. »

L'auteur de ces critiques^tout en regrettant que Chabrol eût pris des engagements à courts termes, pour payer 5.300.000 francs d'acquisitions, ne craignit pas de Timiter et de le dépasser, car d'après le rapport de M. Girard à la Chambre des Pairs, sur la loi d'emprunt du !«'' août 1847, la Ville devait, au l«r janvier précédent, pour travaux en cours, i8A82,706 francs.

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