‹ Histoire de l'admirable Don Quichotte de la MancheChapitre 18 sur 136 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Où se continue Tavenlure de la nontaçne aoii-e.

Don Quichotte écoutait avec grande attention tout ce que lui disait le désastreux chevaliirdela montagne, qui, poursuivant son discours, dit : En vérité, monsieur, qui que vous soyez , car je ne vous connais point, je vous suis extrêmement obligé de votre courtoisie et de Thonnèteté que vous m'avez faite, et je voudrais bien être en état de vous témoigner autrement ^e par des paroles la reconnaissance que j'ai d un si bon accueil; mais ma mauvaise fortune ne s'accorde pas avec mon cœur, et pour tant de bontés il ne me reste que des désirs i Autiles. Les miens, réponditdon Quichotte, sont de vous servir en tout et partout, et j'étais même résolu de ne point sortir de ces montagnes jusqu'à ce que ie vous eusse rencontré, et que je susse de vous-même s'il y a quelque remède aux déplaisirs qui vous font si tristement passer la vie, pour le chercher , à quelque prix que ce soit, et au péril de la mienne. Et au cas que vos malheurs fussent de ceux qui sont inconsolables , je venais pour vous aider à les supporter en les partageant avex; vous , et mêler mes larmes avec les vôtres ; car au moins est-ce une espèce de consolation dans les plus grandes disgrâces de trouver des gens sensibles à notre affliction. Si vous croyez , monsieur, que ma bonne intention mérite quelque reconnaissance, je vous supplie, par la courtoisie que vous m'avez témoignée, et vous conjure, partout ce que vous avez jamais aimé , de me dire qui vous êtes et ce qui vous oblige de vous retirer dans un lieu si sauvage et si éloigné du commerce des hommes. Je jure, ajouta don Quichotte parrordredechevalerieque j'ai reçu , quoique indigne, et par la profession que j'en fais, que, si vous avez cette complaisance pour moi , je vous rendrai en revenche tous les services que je pourrai , ou en apportant du soulagement à vos maux , ou en vous aidant à les supporter.

Le chevalier de la montagne , qui entendit parler ainsi celui de la Triste-Fîgure » ne faisait aue le regarder et le considérer sans cesse ae la tête aux pieds. Après l'avoir bien examiné , il lui dit : Si vous avez quelque chose à manffer , pour l'amour de Dieu , faites qu*on mêle donne; et, après avoir mangé , je ferai tout ce que vous souhaitez de moi. Aussitôt Sancho tira de son bissac , et le chevalier de sa panetière , de quoi apaiser la faim dû déchiré chevalier, qui se prit à dévorer avec tant de hàtc qu'un morceau n'attendait pas rautre. Ayant achevé de remplir son estomac, ilseleva, et ayant fait signe à don Quichotte et aux autres de le suivTC , il les mena non loin de là dans un pré, au bais d'un rocher, et en arrivant il s'étendit sur l'herbe, où, aprè» que les autres se furent assis y il se mit à son aise , et commença ainsi :

Monsieur , si vous voulez que je vous fasse le récit de mes tristes aventures , il faut que' vous me promettiez auparavant que pas un de vous ne m'interrompra pour me faire quelque demande ou pour quelque autre chose que ce soit, parce que dès le moment que l'on dira la moindre parole, je finirai mon histoire. (Ce préambule fit ressouvenir don Quichotte du conte de Sancho où , faute d'avoir exactement compté le nombre des chèvres qui passaient la rivière, l'histoire finit sans que Sancho la pût achever. } Je ne prends cette précaution , ajouta le chevalier du bois , qu'afîn de ne pas m'arréter long-temps sur mes disgrâces, dont le triste ressouvenir me fait souffrir mille morts , et pour avoir plus tôt achevé. Ce n'est pas que je veuille vous taire la moindre chose, et je vous assure que je n'en oublierai aucune qui soit de quelque importance. Don Quicnotte, au nom de tous, promit une grande attention et un silence exact, et avec cette assurance»

Digitifed

DON QUICHOTIÏ.

le déchiré chevalier comiKieBça de cette manière :

Mon nom est Cardenio, ma patrie une ville des meillenres de l'Andalousie , ma race est noble, et ma famille riche;. cependant mes malheurs sont si grands, que ni les richesses, ni toute la bonne fortune de mes parents n*y sauraient apporter de remède. Pans le même lieu a pris naissance l'admirable Luscinde , incomparable en beauté, noUe, riche autant que je puis ^trc, mais oui n'a pas «u assez de fermeté pour répondre à la silicérité de mes sentiments, xaimai Luscinde dès mes plus tendres années , je l^dorai dès son enfance . et Luscrnde m'aitna avec cette simplicité et irette franchise qui accompagnent toujours un âge innocent. Nos parents connais^aienti nos intentions et ne s'y opposaient, point , ^ parcequlls ne craignaient rien de fâcheux, %ii que régalilé des biens et de 1^ nais- ^nce les attrait facilement fait consentir à notre mariage. Cependant , ramour crut avec Fâge; et le père de Luscinde, ne croyant pas pouvoir souffrir avec bienséance notre lamiliari té ordinaire, me fit ^re quil me priait de cesser mes risites. Ce renR ne fit qu'augmenter l'amour et nous Taîre sentir de nouveaux dçsirs. Pendant tpie nous ne nous vîmes phis , nous nous en disions davantage par nos lettres , n'ayant rien qui nous empêchât d'exprimer librement nos pcnaèes; et comme nous •arions des voies sûres et aisées pour nous ^rire , nous le faisions à toute neure. Je fis des chansons et des vers amoureux, et tout ce que foot les amants pour adoucir leurs peines ; et Luscinde prenant aussi tous les soms imaginables de me foire connaître la tendresse de ses sentiments , nous soulagions ainsi' nps déplaisirs et nous entretenions une passion violente. Il faut de grands remèdes dans les grands maux : les petits ne fopt que les irriter et les faire ressortir da^vantage.

Enfin> pressé de ma passion etdeTimpatienoede revov Luscinde, je me résolus à la demander en mariage>; et, pour ne pas perdreletcmps qui était si précieux à mon amoisr, j'allai; mei-même en faire la demande à son père. Il me répondit avec beaucoup de invilitè qu'il me remerciait de rhonneur que je lui faisais ; mais que mon

È^re étant encore au monde, c'était à lui à ire cette demande, et que si ce dessein était formé sans son consentement , ou qu'il refusât de l'approuver, sa fille ne savait point faire une action de mauvaise grâce ,

et ne se donnerait pas à la dérobée. Je le remerciai de son honnêteté, et, trouvant qu'il avait raison , je l'assurai que mon père viendrait lui-même faire la proposition.

J'allai donc promptement le trouver pour lui découvrir mon dessein, et le prier de l'approuver et d'y contribuer.

Je le trouvai dans sa chambre tenant une lettre , qu'il me donna à lire avant que je lui pusse dire une parole. Tu verras par là, Cardenio,.me ditrUyla grâce que le duc Richard te veut faire. Le duc Richard, comme vous savez, messieurs, est un grand d'Espagne dont les terres sont dans le meilleur endroit de l'Andalousie. Je lus la lettre , et je la trouvai si obligeante , que ie crus que mon père ne devait pas refuser > honneur qu'on lui faisait à lui. et à moi. X^e duc le priait de m'envoyer sans délai où il était, parce qu'il voulait que je fusst' avec son fils atné, non pas comme étant à lui, mais comme son compagnon > et il se chargeait de me faire une fortune qui répondit à la bonne opinion qu'il avait de moi. Je perdis la parole en lisant cette lettre, et je pensai, perdre l'esprit quand mon père me dit : Cardenio> il faut que tu te tiennes prêt pour partir dans deux jours. Rends grâce à Dieu cependant de ce qu'il t'ouvre une voie de faire connaître cerne tu. vaux ,^ tu y trouveras de l'honneur et aes récompenses. Et, après m'avoir donné ses conseil^ de père et d'homme du monde , il me laissa. Le jour de mon départ arriva , et la nuit d'auparavant je vis Luscinde, et lui appris tout ce qui se passait. Je vis aussi son père , (me je suppliai de me conserver toujours la Donne volonté au' il m'avait témoignée, et de différer ue pourvoir sa fille jusqu'à ce que j'eusse vu le duc Richard, n me le promit, et LusciAde et moi nous nous séparâmes avec toute la douleur que peuvent sentir des amants tendres et passionnés ; après nous être fait miUe serments réciproques je partis donc , et me rendis auprès du duc , qui me reçut avec beaucoup d'honnêteté, et tant de marques, de bienveillance ; que je donnai dès lors de l'envie à tous ceux de sa maison. Le fils aîné me fit aussi un fort bon accueil ; mais don Fernanid, son cadet, fort bien fait do sa personne , agréable et libéral , renchérit encore sur lut II me témoigna qu'il avait une joie incroyable de* mon arrivée ; et , quelque temps après , il me dit obligeamment qu'il voidatt que je fusse de ses amis, ot me fit enfin si bien connaître qu'il était le mien, que, quoique son frère m'aflnât beaucoup et m'en donnât de-grandesjmar-

ques , j'y voyais cependant bien de la différence.

Gomme il n'y a rien de secret entre de véritables amis , don Femand , se croyant anssi assuré de mon amitié que je devais l'être de la sienne , me communiqua dès lors toutes ses pensées , et , entre autres choses f il m'apprit oue Famonr lui donnait un peu d'inquiétuae. Il était amoureux d'une belle paysane, fille d'un riche laboureur des vassaux du duc son père. Cette fille avait tant de beauté et de sagesse , qu'elle était l'admiration de tous ceux qui la connaissaient ; et toutes ses bonnes qualités avaient si bien charmé l'esprit de don Fernand , que , voyant de rimpossibilité à s'en faire une maîtresse, il était résolu de l'épouser. Je crus que l'amitié que je portais à Ferdinand m'obligeait de le détourner de ce dessein , et je lui dis sur cela tout ce que je pus trouver de raisons ; mais , voyant enfin que c'était inutile , je pris la résolution d'en avertir le duc son père. Don Fernand était fin et adroit , et , comme il crut que je pouvais avoir une telle pensée f afin de me persuader qu'une semblable démarche n'était pas nécessaire, il me dit qu'il ne connaissait aucun moyen plus

1)ropre à éteindre sa passion que de s'éoigner quelque temps de celle cpii en était l'objet , et,1]ue pour motiver son absence, il dirait au duc que nous allions lui et moi chez mon père pour acheter des chevaux. L'intérêt de mon amour me fit approuver sa résolution , et je le pressai d exécuter ce projet.

Don Fernand avait déjà , à ce que j'ai su depuis , pris les dermers engagements avec la belle j^ysanne en qualité d^poux ; mais il n'osait encore le découvrir , dans l'incertitude de ce que Terait le duc son père . ouand il apprendrait son mariage. Cependant, comme l'amour n'est autre chose dans la plupart des jeunes gens qu'une passion déréglée , et un désir bouillant qui n a pour objet que la volupté , et qui se aissipe dans .la jouissance , don Fernand n'eut pas plutôt obtenu les faveurs- de sa maîtresse que son affection diminua , ce grand feu s'amortit , et tous ses désirs se refroidirent ; et s'il avait feint auparavant d'avoir envie de s'éloigner, il le souhaitait véritablement alors. Le duc lui en donna la permission et m'ordonna de raccompagner. Nous vînmes chez mon père , on don Fernand fut reçu comme une personne de sa qualité devait l'être par des gens de la nôtre, et moi j'allai voir Luscinde» qui me reçut comme

un amant qui lui était cher, et dont die connaissait la persévérance.

Quelques iours s'étant écoulés à faire divertir don Pernand , je crus dev(Hr à son amitié la même confiance qu'il m'avait témoignée , et j'allai , pour mon malheur , lui taire confidence de mon amour. Je lui parlai de la beauté de Luscindc, de son esprit , de sa sagesse, et je lui en dis tant de choses, cpie je lui fis naître l'envie de connaître une personne qui avait de si rares qualités ; et , pour contenter l'impatience qu'il m'en témoignait , je la lui fis voir un soir à une fenêtre basse où nous avions accoutumé de nous parler. Elle était extrêmement parée ce jour-là , et elle parut si belle aux yeux de don Femand, qu'il oublia au même instant toutes les beautés qu'il avait jamais vues. Il perdit presque tout, d'un cou]^ la parole et le sentiment; il demeura ravi, en un mot, et devintamoureux au point que vous le verrez par la suite. Pour l'enflammer davantage, «t pour augmenter la jalousie qui naissait peu à peu dans mon cœur , quoique je n'en témoignasse rien , le hasard lui fit tomber entre les mains un billet de Luscinde, par lequel elle me priait de la faire demander à son père , et de presser notre mariage; mais cela avec tant d'honnêteté et de discrétion , que don Fernand s'écria que Luscinde à elle seule avait toutes les beautés de l'esprit et du corps qui sont partagées entre tout le reste des femmes. Il faut que j'avoue que les louanges de don Femand, toutes justes qu'elles étaient , ne me plurent pas dans sa bouche; elles me devinrent entièrement suspectes, et je commençai à me cacher de lui ; mais autant Sue je prenais soin d'éviter de lui parler e Luscinde , autant prenait-il de plaisir à m'en entretenir. Il m'en parlait à tout moment , et recommençait à toute heure, et faisait si bien , que , quelque conversation que nous eussions auparavant, il la faisait toujours tomber sur ce sujet. Cela acheva de me donner de la jalousie, non pas que je craignisse rien de la part de Luscinde, dont je connaissais la fidélité, et qui m'en donnait tous les jours de nouvelles assurances; mais je redoutais tout de mon mauvais sort , d'ailleurs les amants sont rarement sans inquiétude. Don Femand avait encore une curiosité extrême de voir tous les billets que je recevais de Luscinde , et mes réponses ; et , afin (|ue je ne lui refusasse pas , il me disait qu'il prenait beaucoup de plaisir à voir l'honAête manière dont nous nous écrivions tous deux.

DON QUI€2iOTm

n arriva un jour que Luscipde y oui aimait fort les livres dé chevalerie , m ayant demandé Amadis de Gaule... A peine don Quichotte eut entendu nommer un livre de chevalerie » qu*il interrompit Cardenio , et lui dit : Si vous m'aviez averti, dès le commencement , que cette belle demoiselle est affectionnée aux livres de chevalerie , il n*eût pas été nécessaire de me dire autre chose pour me faire connaître la bonté de son esprit; et , à vous dire vrai , je ne Taurais jamais trouvée si spirituelle que vous la faites si elle n'avait pas eu de goût pour une si excellente lecture. Il ne faut donc pas d*autre chose pour me faire croire qu'elle est belle , spirituelle, et d'un mérite inQni. Puisqu'elle a cette inclination , je la tiens et la soutiens la plus belle et la plus spiri» lueUe personne du monde. Je souhaiterais monsieur , que vous eussiez envoyé avec Amadis de Gaule le bon don Rog[er de Grèce : mademoiselle Luscinde aurait'sans doute fort aimé Darayda de Creraya , et le discret berger Barinel , avec les admirables vers de ses bucoliques , qu'il chantait . de si bonne grâce. Mais avec le temps il se- ' ra aisé de réparer cette faute , et ce sera aussitôt que vous voudrez me faire l'honneur de venir chez moi , où je vous ferai voir (dus de trois cents volumes qui font mon plaisir et toute ma joie, et qui sont entièrement à votre service , quelque peut* être n'en saurais-je trouver aucun à l'heure quMl est , par la malice et l'envie des maudits enchanteurs. Pardonnez-moi , je vous prie , monsieur , si , contre ma promesse , )e vous ai interrompu, mais il m est impossible de m' empocher de parler quand il est qaestioni de la chevalerie errante. Poursuivez donc quand il vous plaira.

Pendant le discours de don Quichotte , Cardenio , baissant la tète dans l'estomac, s'était mis en la posture d'un homme qui rêve profondément ; et , quoioue don Quichotte k priât deux ou trois rois de continuer son histoire , il ne répondait pas un mot et ne levait seulement pas la tête. Il la leva cnGn au bout de quelque temps, et, les yeux troublés : On ne saurait , dit-il , m'ôter de la fantaisie , et il faut être un coquin et un maraud pour me nier que ce bêlitre de maître Elisabeth couchait avec la reine Madasime. Non pas cela , par la mort I.... dit , don Quichotte avec une colère extrême : c'est une médisance et une calomnie. La reine Madasimc fut une excellente et vertueuse dame , et il n'y a pas d'apparence qu'une grande princesse s'amusât à faire

l'amour avec unarracbfi}r46dents. Quiconque Je dit ment insolemment , et je le lui ferai voir, à piedet à cheval, armé et désarmé, de jour et de nuit , et de telle manière qu'il le voudra. Cardenio regardait attentivement don Quichotte sans rien dfare ; et, son accès de folie reprenant , il n'était pas en état de poursuivre son histoire , non plus que don Quichotte en état de l'entendre, tant il avait de colère de l'affront (pi'oci faisait à la reine Madasime , dont il prenait le parti avec autant de chaleur que si elle eut été sa véri* table reine et lui son sujet , tant il était entêté de ses livres qu'il croyait comme article de foi I Cardenio, qui, comme j'ai dit, était déjà dans son accès , ne fut pas satisfait de se voir démenti et traité d'insolent; il ramassa un caillou qu'il trouva à ses pieds, et le jeta si rudement dans l'estomac de don Quichotte , qu'il retendit par terre. Sancho Pança , ne pouvant souffrir qu'on traitât ainsi son maître , se lança , le poing fermé , sur Cardenio , qui , d'un seul coup de poing , le mit à ses pieds ; il lui sauta aussitôt sur le ventre , et le trépigna tout son content. Le chevrier , qui voulut aller au secours de Sancho , n'en fut pas ouitte à meilleur marché ; et après que Cardenio les eut bien frottés et bien moulus ,. il les laissa et s'en alla tranquillement se cacher dans le bois de la montagne. Sancho se leva quand personne ne l'en empêcha plus , et , qemi-^nragé de se voir ainsi maltraité, voulut s'en prendre au chevrier, disant qu'il avait tort de ne les avoir point avertis que cet homme avait de temps en temps de la fureur , et que , s'ils l'avaient su , ils s'en seraient donnés de garde. Le chevrier ré^

fondit qu'il les avait avertis, et que, s'ils ne avaient pas entendu , ce ii'était pas sa faute. Sancho repartit , le chevrier répliqua , et la un des parties et des répliques fut de se prendre à la barbe et de se donner des gourmades , de telle sorte t|ue , si don Quichotte ne les avait séparés, ils se seraient mis en pièces. Sancho était en goût , et criait à son maître : LaissezHiioi faire , seigneur chevalier de la Triste-Figure : cet homme-ci n'est qu'nn vilain paysan non plus (jue moi ; il n'est pas arme chevalier ^ je puis combattre contre lui main à main > en homme d'honneur, et me venger du tort qu'il m'a fait. Cela est vrai , dit don Qui^ chotte, mais je sais qu'il n'a point de tort en ce qui vous est arrivé. En disant cela il les sépara , et demanda au chevrier s'il ne serait pas possible d# trouver Cardenio, parce qu'il mourait d'envie de savoir la fin de son histoire. Le chevrier répondit ,

DON OlilCHÔTTE.

comme il avait fett Fautre fois y qu'il igno- 1 long-temps le chercher aux alentoui*s pour rait sa demeure; mais qo'Q ne faudrait pas I le retrouver fou ou sage.

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