LA DÉPÊCHE SCHNEIDER
« Aux dénégations si précises et si concordantes des autorités allemandes et italiennes, les adversaires de la revision ont cherché à opposer les déclarations du colonel Schneider, attaché militaire d'Autriche-Hongrie à Paris. Au cours de sa déposition à Rennes, le 13 août 1899, le général Mercier a été amené â parler des confidences que lui avait faites le colonel Sandherr sur le rôle actif que jouaient certains attachés militaires étrangers dans l'organisation du service d'espionnage ; et, pour montrer que ces appréhensions n'étaient que trop justifiées, il a fait donner lecture au Conseil de guerre d'une pièce ainsi conçue :
« Paris, le 30 rioveiribie 1897.
« On avait déjà émis t)ien des fois pareille supposition « que le traître est autre que Dreyfus, et je ne serais pas « revenu là-dessus si, depuis un an, je n'avais appris par « des tierces personnes que les attachés militaires allemand « et italien auraient soutenu la même thèse dans les sa- « Ions à droite et à gauche. Je m'en tiens toujours et en- « core aux informations publiées dans le temps au sujet « de l'affaire Dreyfus. Je continue à les considérer comme « justes et estime que Dreyfus a eu des relations avec les « bureaux confidentiels allemands de Strasbourg et de « Bruxelles, que le grand État-major allemand cache avec « un soin jaloux même à ses nationaux (1). »
« Le général Mercier, qui a refusé de faire connaître <omment il s'était procuré ce document, n'avait pas donné le nom (2) de l'auteur de cette pièce, mais il lui avait formellement attribué comme date celle du 30 no-
(1) Général Mercier. Rennes, I, 7(J.
2' Général Mercier, Enq. crim., l. 292: Rennes, II.' 28-22.
vonihi'c 1897, (jui était inscrite sur la copie qu'il avait en maijis (1).
« M. Cavaignac s'est montré moins réservé dans sa déposition du 14 août. Faisant allusion à cette même pièce» il Ta présentée comme émanant de l'attaché militaire austro-hongrois, le colonel Schneider, et il a môme insisté sur la valeur qu'elle offrait à raison des relations d'étroite amitié qui unissaient cet officier aux attachés militaires A. et B. et qui lui avaient ainsi permis de prendre part à leurs travaux et d'être au courant de leurs opérations (2).
« Quant au général Roget, comme, à différentes reprises, et notamment devant la Cour de cassation, il avait parlé de pièces significatives dans lesquelles la culpabilité de Dreyfus était affirmée formellement, à l'audience du il août, il a été invité par la défense à s'expliquer plus clairement sur ce point, et il a dû reconnaître qu'en s'exprimant ainsi, il avait voulu parler du rapport de l'attaché militaire qui avait été versé par le général Mercier et qu'il n'avait pas eu d'autres pièces entre les mains (3).
« Lorsque le colonel Schneider a su, par la lecture du Figaro, l'usage qui avait été fait de son nom, il s'est empressé d'envoyer au journal, qui l'a insérée, la dépèche suivante :
« Figaro, Paris.
« Ems, 17 août, 10 h. 20.
« Lettre du 30 novembre 4897, attribuée à moi et repro- « duite dans le Figaro, le mercredi 46 août, est un faux.
< Signé : Colonel Schneider (4). »
« Malgré ce démenti, le commandant Cuignet n'a pas hésité à tirer parti de cette pièce dans sa déposition du 49 août. Faisant allusion à Taccusation de faux dirigée
(1) Général Mercier, Enq. crim., I, 298. — Général Roget, Enq. crim., I, 623. — Rollin, Enq. crim., 1, 368. — Général Chamoin, Enq. crim., I, 339. — Cuignet, Enq, crim., I, 777.
(2) Cavaignac, Rennes, I, 197. — Général Roget, Enq. crim., h 623 et suiv,
(3) Général Roget, Rennes, I, 338 et 339.
(4) Rennes, I, 144.
COHRECTIONS ET ADDITIONS 281
contre elle, il a observé qu' € elle était comprise dans une partie du dossier secret, dont l'authenticité n'avait jamais été mise en doute, et que, si ce démenti était maintenu, il se faisait fort d'établir d'une manière indiscutable l'autiienticité du rapport dont il s'agissait (1) ». Pour répondre à cette affirmation, le colonel Schneider a adressé le 22 août la lettre rectificative suivante au Figaro :
22 août 1899.
« Monsieur le Rédacteur en chef du Figaro,
« Le 17 de ce mois, j'adressais au Figaro le télégramme « suivant : « Lettre du 30 novembre 4897 attribuée à moi « et reproduite dans le Figaro, le mercredi 16 août, est un « faux ».
« Puisque vous avez bien voulu le publier, je vous prie « aujourd'hui d'y ajouter ceci. Le 30 novembre 1897, mon « opinion était absolument contraire à celle qui se trouve « exprimée dans la pièce en question. L'apposition de la « date susdite et de ma signature au texte que Ton m'at- « tribue constitue un faux. Ce faux subsisterait même dans « le cas où, ce dont je ne puis juger sans l'avoir sous les « yeux, le texte lui-même émanerait de moi à une autre « date.
« Agréez, monsieur le Rédacteur en chef, etc..
« Signé : Colonel Schneider (2). »
« On pouvait croire que l'incident était clos et que la fausseté du rapport attribué au colonel Schneider était désormais démontrée. D'accord avec le général Mercier (3), le général Roget vient, dans sa déposition nouvelle devant la Chambre criminelle, de remettre toute la question en discussion. De même que le commandant Cuignet (4), il a commencé par relever avec aigreur une
(1) Commandant Cuignet, Rennes, I, 499-511.
(2) Rennes, 1, 145.
(3) Général Mercier, Enq. crini., I, 291, 292, 293. "
(4) Général Roget, Enq. crim., 620-621. — Commandant Cuignet, Enq. crim., l, 745.
erreur qui s'est glissée dans la sténographie du procès de Rennes, et qu'il a dénoncée comme constituant le crime de faux (1). Le compte rendu sténographique a reproduit le rapport avec le mot « le Temps » écrit en italique et portant comme initiale un T majuscule, comme s'il s'agissait du journal le Temps. Il suffit de se reporter au texte allemand pour constater que Texpression ainsi traduite est : « damais », qui signifie « autrefois, dans le temps (2) ». Cette phrase ne veut donc pas dire que l'auteur du rapport se réfère aux informations parues dans le journal le Temps, mais qu'il s'en tient à celles qui ont été publiées autrefois sur l'affaire Dreyfus. Nous reconnaissons d'autant plus volontiers que le compte rendu sténographique a commis là une légère erreur que, quoi qu'on en ait dit, sans même prendre la peine de le vérifier (3), nous ne lavons pas nous-même reproduite dans notre réquisitoire introductif ; l'expression dans le temps y était écrite en lettres romaines et avec un t minuscule (4). Mais il ne nous est pas donné de comprendre l'importance que certains témoins prétendent attacher à ce misérable détail ; il est dû à une divergence d'interprétation sur cette phrase à double sens contenue dans la traduction officielle ; et il s'explique trop aisément pour qu'on puisse l'attribuer à une intention malveillante (5). Il n'a, d'ailleurs, même pas pour conséquence d'altérer le sens général du rapport. Peu importe, en effet, que l'opinion à laquelle il est fait allusion eût été lue dans le journal le Temps ou entendue dans les conversations d'autan (6).
« Abordant le fond même de la question, le général Roget a lui-même constaté que ce rapport ne présentait d'intérêt qu'à raison de la date qui lui est attribuée. A le
(1) Général Roget, Enq. crim., I, 620-621.
(2) Général Roget, Enq. cr/m., I, 620-621. — Cuignet, Enq. crim., I, 745.
(3) Général Roget, Enq. crim., I, 621. — Cuignet, Enq. crini., I, 746.
(4) Réquisitoire introductif (Imprimerie nationale), p. 56. — Stock, p. B48.
(5) Général Roget, Enq. crim., ï, 622.
(6) Général Roget, Enq. crim., I, 622-623.
supposer t^crit peu de temps après la coiidamnalion, il perdrait toute valeur, puisque alors tout le inonde était convaincu de la culpabilité de Dreyfus, même A. et B. qui ne se sont aperçus de l'eiTeur judiciaire qu'après la publication de la pièce « Ce canaille de D. » (4) et du fac-similé du bordereau.
€ Le général Roget a ensuite reconnu que la date du :S0 novembre 1897, donnée par le général Mercier, était inexacte ; c'est celle de la copie produite devant le Conseil de guerre de Rennes ou plutôt de l'entrée de la pièce au service des Renseignements (2). Quant à l'original qui est écrit au crayon, il n'a pas été daté par son auteur, et si une date y est écrite à l'encre, elle est l'œuvre du service des Renseignements (3).
« Cette double constatation n'aurait-elle pas dû amener le général Roget à conclure que l'appréciation de la culpabilité de Dreyfus contenue dans le rapport pouvait ne pas avoir toute la signification qu'on cherchait à lui attribuer, puisqu'il était impossible de connaître avec précision la date à laquelle elle avait été formulée ? Il n'en a rien été. Le général Roget a fait, en effet, remarquer que le rapport du colonel Schneider se datait de lui-même par les énonciations de son texte. Faisant appel à sa mémoire, il a cru se souvenir que, dans la première phrase, il était question de l'interpellation que M. Scheurer-Kestner, vice-président du Sénat, devait développer à la tribune du Parlement. Or, l'événement est du mois d'octobre 4897, et,sironencroit M. Reinach (4), M. Scheurer-Kestner n'aurait fait part de son projeta qui que ce fut avant le 8 octobre. Le rapport du colonel Schneider serait donc postérieur à cett<' date et conserverait pnr conséquent la
(1) Général Koget, Enq. crim., 1,625.
(2) Colonel Jouaust, Rennes, II, 24.
(3) Général Roc.et, Enq. crim., I, 625.
(4) Le procureur général force ici la pensée du général Roget qui s'était borné à dire : « Avant la fin de septembre 1897, les projets de M. Scheurer-Kestner n'étaient pas encore connus dans le pubHc ; cela est établi par ce que dit M. Mathieu Dreyfus lui-môme dans ses Souvenirs cités par M.Joseph Reinach ». Voir l. II, 556.
portée qu'on lui attribue (1). L'attitude embarrassée du colonel Schneider, qui, après avoir donné le il août un démenti absolu et sans restriction, a dû, à la suite de la déposition du commandant Cuignet, admettre la possibilité que le texte eût été écrit de sa main, serait de nature à fortifier siu' ce point la conviction du général Roget(2).
« Pour apprécier toute cette discussion, nous avons tenu à nous reporter à l'original même de la pièce. Nous l'avons retrouvé dans le dossier secret, où il figure sous le n^66 bis, et nous avons constaté qu'il diffère entièrement de l'extrait placé par le général Mercier sous les yeux du Conseil de guerre de Rennes. En voici le texte complet, tel qu'il résulte de la traduction qui en a été faite par le service des Renseignements (3) :
« Depuis quelques jours, le cas du capitaine Dreyfus, condamné en 1894 pour haute trahison, fait de nouveau beaucoup de bruit dans la Presse.
« Un des vice-présidents du Sénat, M. Scheurer-Kestner, serait sur la trace des preuves d'innocence du condamné, et il doit y avoir sous peu une interpellation à ce sujet à la Chambre. On ne sait qu'une chose jusqu'à présent : c'est qu'un certain nombre de journalistes ont interpellé M. Scheurer-Kestner, qui prétend que l'on s'est trompé dans l'appréciation de l'écriture, que la trahison a bien eu lieu, mais que le traître était un autre que Dreyfus. On avait déjà bien des fois émis une pareille supposition, et je ne serais pas revenu là-dessus, si, depuis un an, je n'avais appris par de tierces personnes que les attachés militaires allemand et italien avaient soutenu la même thèse dans des salons, à droite et à gauche. Ces indiscrétions ont-elles franchi les limites de certains cercles et constituent-elles la base de la conviction de M. Scheurer- Kestner ? c'est ce que l'on verra dans la suite; mais cette supposition n'a rien d'invraisemblable. Je m'en tiens tou-
(1) Général Roget, Enq. crim., I, 62.5.
(2) Général Roget, Enq. crim., I, 623-624. — Lauth, Rennes, I, ()31-()88.
(3) Dossier secret, cote <î(î bis.
jours et encore aux informations publiées autrefois au sujet de l'affaire Dreyfus, les considérant comme justes et estimant que Dreyfus a été en relations avec des bureaux confidentiels allemands de Strasbourg et de Bruxelles, que le grand État-major allemand cache avec un soin jaloux, même à ses nationaux.
« Lorsqu'en 1894 je fis une visite d'arrivée, à Bruxelles, à l'attaché militaire allemand, le major comte de Schmettau, il eut soin, sans aucune demande de ma part, de me déclarer que les attachés militaires allemands n'avaient qu'un rôle de représentation et n'avaient rien à faire avec des questions confidentielles.
« Deux années plus tard, je rencontrai, au bal de la Cour, le prince Frédéric de HohenzoUern, qui venait précisément de quitter le commandement du 111" corps d'armée, et auquel j'avais été présenté dans le temps à Paris : « Comment cela vous va-t-il à Paris ? — Très bien, monseigneur ; cela est très intéressant. Mais il y a quelquefois trop de besogne pour un homme seul. — Oui, oui, vous avez raison », dit le prince avec un air décidé plein de signification ; « c'est pour la même raison qu'aussi chez nous le nœud de la question gît à Bruxelles ».
* D'autre part, il est certain qu'il règne en France, depuis l'affaire Dreyfus, un sentiment antisémite officiel bien accusé, qui ferme la plupart des carrières aux Israélites, et contre lequel ceux-ci ont à lutter. Le moyen le plus sûr pour eux de réussir dans la lutte serait de pouvoir prouver l'innocence de Dreyfus. Il n'y a qu'à attendre la production des preuves; puis la déclaration du ministre de la Guerre, que le chef d'État-major et ses officiers se sont trompés, que les douze juges du Conseil de guerre ont rendu à l'unanimité un jugement faux. Mais il passera d'ici là encore de « l'eau sous le pont ».
« Quand on connaît ce texte, on comprend aiséiui'iil qu'en lisant dans le Figaro la pièce que ce journal, ainsi ijue le compte rendu sténographique, a publiée, en reproduisant le document versé aux débats par le général Mercier, le colonel Schneider ait pu télégraphier, ainsi qu'il l'a fait, qu'elle était fausse. Elle était, en effet, outra-
goiisomcnt tronquée. IiUe portait, en outre, une date qui, tous le reconnaissent, n'est pas la sienne. On la disait enfin signée, alors qu'elle ne l'est pas. Le général Roget, à qui nous avons représenté l'original, l'a constaté luimême (1). Si, à l'examiner de près, on y aperçoit une sorte de paraphe dans lequel il semble qu'on peut déchiffrer un S mal fait, puis un c et peut-être un h, ces caractères, qui pourraient reproduire les premières lettres du nom Schneider, sont trop grossièrement tracés pour équivaloir à une signature. Il pourrait d'ailleurs paraître singulier à celui qui étudie l'original écrit au crayon et couvert de nombreuses ratures, que l'auteur eût eu la pensée d'apposer même son paraphe au pied d'un tel document. »
(Baudouin, Réquisitoire, pp. 278 à 282).
Page 49, lignes 5-7. — Au lieu de : Henry, quelques jours plus tard... Schneider, lire : Henry data du 30 novembre 1897 ce brouillon des premiers jours d'octobre et y ajouta un paraphe grossier de Schneider.
Page 90, note 3. — Ajouter : Un autre officier roumain, P..., fut accusé par la suite d'avoir livré les cours de l'École d'application de Fontainebleau,
Page 180, numéro de la page. — Au lieu de : 80, lire :
Page 204, ligne 17. — Après : témoins militaires, ajouter : (sauf Bernheim).
Page 213, note 2. ~ Ajouter : Voir t. VI, 336 et suiv. ■
Page 239, note 3. — Après : Chaumié, ajouter : Clamageran.
Page 240, ligne 22. — Après : au vif, ajouter : (1).
Page 273, note 1. — Après : 281, ajouter : 391, lettre de Mme de Staël : « Mille morts sur un champ de bataille ne révoltent pas comme un supplice injuste. »
(1) Général Roget, Enq. crim., I, 623-G24.
Page 291, ligne 14. — Après : (4), ajouter : Un peu plus tard, le colonel Guérin fut invité à consigner par écrit ses souvenirs sur la journée de la dégradation, notamment sa conversation avec Lebrun-Renault et D'Attel. — En noie : 1 4 février 1898.
Page ^05, av. -dernière ligne. — Au lieu de: menlaliet, lire : mentalité.
Page 313, ligne 4. — Au lieu de : de la loi, lire : la loi.
Page 318, ligne 6. — Au lieu de : Reischtag, lire ; Reichslag.
Page 326, note 1. — Ajouler : Galliffet avait conseillé à Picquart de réclamer sa comparution devant un conseil de guerre et lui avait proposé de présenter sa défense.
Page 334, numéro de la page. — Au lieu de : 34, lire :
Page 374, ligne 3. — Au lieu de : pértexe, lire : prétexte.
Page 382, ligne 6. — Après : ressortant, ajouler : {sic).
Page 387, note 1, ligne 3. — Après : absolue, ajouler : Il interrogea les différents ministres de la Guerre; après les avoir entendus, aucun doute ne subsista plus dans son esprit. — Ligne 5. — Après : Guiard, ajouler : (Lettre de Monod à Jaurès, Pelile République du 4 juillet 1899) et convint lui-môme, à la veille du procès de Rennes, qu'il avait été troublé [Pairie et Libre Parole du 6 juillet 1899. — Voir t. V, 259).
Page 396, av. -dernière ligne. — Au lieu de : Cependant, lire: Pourtant.
Page 461, ligne 7. — Au lieu de : Celmenceau, lire : Clemenceau.
Page 515, note 5. — Au lieu de: Rergouignan. //Vr ; liergougnan.
Page 539, note 1, ligne 4. — Après : Lebon, ajouter : Quand l'incident fut connu, peu avant le procès de Ren-
lies, Méline allégua que les pétitions étaient arrivées à Paris en avril, pendant les vacances parlementaires, et qu'il avait été renversé le 14 juin, deux semaines après la réunion de la nouvelle Chambre ; dès lors le temps lui avait manqué pour déposer les pétitions. {République française du 24 juillet 1899.) En fait, le Conseil des ministres fut saisi en avril de la pétition et décida que les lettres ne seraient pas transmises {Dossier des colonies, lettre de Méline à Lebon). L'existence des pétitions ne paraît pas avoir été connue du ministère Brisson.
Page 547, note 1. — - Au lieu de : 24, lire : 20, — Ligne 3. — Au lieu de : Grimaud, lire : Grimaux.
Page 564, note, lignes 8-9. — Au lieu de : qu'il ait eu, pour son compte, affaire à Esterhazy, lire: qu'il eût été mêlé, d'une façon quelconque, à l'Affaire. {Noie Ilavas du G août 1899. Voir t. V, 222, note 2.)
Page 587, ligne 12. — Au lieu de : antisémistes, lire : antisémites.
Page 603, note 3. — Au lieu de : Ibid., lire : Le rapport de Wattines est daté du 28 mai 1898 ; il n'est signé que de Gonse. Au-dessous de la signature de Gonse : « Vu et approuvé, Boisdeffre », Wattines énumère les pièces les plus importantes du dossier secret, ne discute aucune des dates qui leur sont attribuées. Il conclut ainsi son examen : « Tels sont les documents que l'on ne connaît pas, dont beaucoup sont même ignorés de Picquart et que l'on prétend des faux. A quel degré d'égarement peut conduire la passion pour que l'on en vienne, pour sauver à tout prix un coupable, à soutenir que des officiers français ont commis des faux ou se servent de pièces falsifiées ? Les documents ci-joints et les douze cartons du service répondent. On ne fabrique pas LSOO pièces. » Sur le plus fameux des faux d'Henry : « Cette pièce se passe de commentaire. »
Page 660, ligne 4. — Au lieu de: Grenoble, lire: Besancon.