‹ Histoire de l'affaire DreyfusChapitre 20 sur 26 · LES LETTRES DU COLONEL COMBE · texte numérisé non relu

LES LETTRES DU COLONEL COMBE

L'authenticité de la lettre Combe (du i3 juillet 1882) a été contestée, mais certainement à tort. Le principal argument de Jacques Dhur est que la lettre, quand elle fut publiée par le Petit Journal, était signée Combes, avec un 8, Zola vit lui-même Toriginal qui est signé correcte-

(i) Cass., I, 565, Gonse.

(2) Ibid.j Ij 546, Mercier.

(3) Ibid,, I, 389, Sgi, Paléologue ; 5Gi, Gonse ; 64^, Hanolaux ; BenneSt I, 52, Delaroche-Vernet.

MO HlitTOlKK DK t, AlfAlHH DHKVKV»

nioiil. * I-n iiiùce ne porte iif vn l*i|p, ni uflchef ; In iinplcr i*sl Un temps, mi pou li-op vieilli peiit-fltrp. » {La Vfrilé tn marche, ;t<it.) l.e^ iir^iiments « moraux ne sotit pas plus Bolides 1. Combo ipii, venant d'AncAne, n'avait prie ]r cominandtMnent de la It'gïon ({iio depuis une quinzaine de jours, tient b nnirmer tout de suite son auloriti) de vii^ur soldat de NapolL'on; il tranche de tout au di^bott/: l«9tyK du Napoli'on en toc. est bien du temps.

A l'inslruellon Flory, le la aoilt 1898. Judel dépose : «Mou correspondant anonyme m'avait Tait savoir qnt^ la pr[>mi<''ri' tien lellres si^ni'i-t; lioinbe ik-vail si- trouver dniis les flirhivpg de la pri^fecUint rie Oon*.l»nline. » Une. commisBion rogatoire Tut cnvniri^B è Con«tantine; on rcloiima tons les dossiers et aucune lettre de Coinlic ne fut trouviîe, ni t la pr<*feclure. ni sillniu^. (IlniHiorU du pri^fet, du procureur de la ItOptibli<]ue, du jugo d'jusli-ui'.lioi). de l'arctiiviste, etc., k riuatruclion Flory).

Cuvaiffiinc. d&QB su lettre du sg roAI 1899, avait déclunS d'autre part, qno la letlr» d'oxiatait pas au ininislôro de la Guerre.ce ijut fut iionllrnit' ultt^rieu rement par Gallillet (ifi dik'.-mlii-L' iS.|<)).— lk-'.'lnrMlior) idfi.li.pu- ili- l'urvrliiwste Raveret, le 19 octobre 1898 a l'instruction Flory-

Lafausspletti«éLaitprés.'ntt'ecommeantérieureà l'autre, du 12 juillet i832. Or.Comben'i'laif arrivé à Alger que les? juin. Dans l'impossibilité où l'onse trouvait de donner A la fausse lettre une date vraisemblable, on pri^ft'ra (avec raison) ae pas la dater du tout.

Enlin, selon Judct (1), la lollro «Hait adro'asi^e au premier ffénéral de Loverdo ; mais I.ovcrdo, on iSSs, était A Paris, en disponibilitt' ; Combe n'avait aucun sujet de lui rendre compte de l'affairo Zola ; en tout cas, la lettre, si elle avait (*lé adresBi'e h Loverdo, ft Paris, serait rcsti'e dans les papiers du destinataire, — et Judel, pri'cédcmment, avait dit qu'il la fallait rechercher à Coustantine.

{1} Insir. Flory, lyaoùl 1898.

LES PHOTOGRAPHIES DE CAIlLSRUHE

Esterhazy, dans sa déposition à Londres (5 mars 1900), raconte qu*il aurait dit, en plaisantant, à Guinée qu un de ses amis, le colonel Bergougnan, savait de sa cuisinière qu'un employé des wagons-lits avait cru reconnaître Picquart dans un train qui se rendait en Allemagne. Guénée aurait alors rapporté le propos à Henry et à Ganse; puis Pellieux, convaincu parle faux photographique, aurait raconté rincident à un journaliste de VÉcho de Paris, à son parent et ami, de Maizière, rédacteur au Gaulois^ etc.

Esterhazy, au début de ce récit, précise <{\\\\ était allé ce jour-là chez Guénée, au rec^u d'un mot d'Henry, « pour recevoir des renseignements complémentaires sur les tripotages financiers de Billot ». Ce genre d'accusations fut repris, en efTet, vers cette époque par les journaux (Libre Parole du 3o avril 1898, etc.).

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