‹ Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'a la conquête français (1830) (volume 2)Chapitre 136 sur 174 · LE DERNIER DEY ET LES DERNIERS DEYS D'ALGÉRIE · texte numérisé non relu

LE DERNIER DEY ET LES DERNIERS DEYS D'ALGÉRIE

llousscïn-dcy relève l'autorité turque en Algérie. — Les Ren-Djellabà Touggourt. Expéditions d'Abmed-Rey le matnlouk dans l'Ouad-Rir' et l'Ouad- Souf. Révolte de Farhatc-ben-Saïd. -- Intervention de la Porte pour la conclusion de la paix entre Tunis et Alger. Coopération de ces régences à la guerre contre les Grecs. — Maroc: Fin du rèjjne de Moulaï-Slimane. Avènement de Moulai Abd-cr-ltahmanc. — Rraham-el-lïreïtli, bey de Constantitie. Ses expéditions dans la province. — Révolte générale de la Kabilie. Yahïa-Ag'a en triomphe, après deux années de luttes. — Rupture d'Alger avec l'Angleterre. Démonstration de Sir llarry-Neal. — Fin du règne de Mahmoud-bey a Tunis. Son fils Housseïn lui succède. — Manarnanni, bey de Constanline. Il est remplacé par El-lladj-Ahmed, que Yahïa-Ag'a vient installer. — EI-IIadj-Ahmed-bey dompte les grands chefs et les tribus de la province de Constanline. — Attaque de Maskara par Mohammed-Tcd* jini. Il est défait et tué. — Le bey Rou-Mozrag h Médca. Chute de Yahïa- Ag'a.

IIoussBÏN-nRV rem'.vr l'autoritr Tt'RQt'K en ai.gf.rik. — L'énergie d'Housseïn-dcy, secondée par le courage et l'habileté de Yahïaag'a, ne tarda pas à porter ses fruits, en faisant rayonner, pour la dernière fois, l'autorité turque au loin. La province d'Oran était, sinon calme, du moins plus tranquille, sous la ferme autorité du bey Hassan. Mais le fils de Tedjini restait à réduire et Hassanbey reçut l'ordre d'entreprendre une nouvelle expédition contre Aïn-Mâdi. Vers 1820, il se présenta, avec une colonne, devant cette oasis, reçut l'hommage et le tribut des habitants, mais ne put obtenir d'eux qu'ils lui livrassent les fils du Marabout. Ni la canonnade, ni le bombardement ne purent les contraindre à céder et le bey dut se résoudre à rentrer à Oran, chargé de butin, mais sans avoir rempli le but principal de l'expédilion.

A Médéa, le beylik de Titeri était, depuis 1819, entre les mains de Moustafa-ben-Mezrag, soldat turc énergique et ne manquant pas d'habileté. Peu à peu, toutes les régions du Sud durent se courber sous son autorité et ce fut ainsi que les Oulad-Naïl et de

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