‹ Histoire de l'agriculture ancienne des GrecsChapitre 4 sur 32 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le culte et la relîgkm de TOlytepe. •— Sources dans lesqnellcf Homère a pnîsë. — Il fait prëfërer ce culte k ceux des paya enriromaiia. — Sa diatne d'or. ^- Son dogme consacre un Dieu faprtoe et llamiortaliy de Tâme. -^ Sagesse et motift d'Homère dans Torganisation du culte olympien, — Il estimait pen les oracles. — Différence entre Homère et Platon. — Le premier est le l^ildataur on fondateur de la mytbologîe <, il est encore le guide de tons les poëtes. — H a été celui des liistoriens. — U a iâit organiser le cnlte champêtre.

Uk des premiers soins d'Homère, dans ses excursions» fut d'aller consulter les pré* très des grands sacerdoces : c'est là qu'il a pu apprendre l'histoire , que la tradition, depuis des siècles, confiait exclusivement aux hommes des sanctuaires; c'est là qu'il s'est fait révéler les noms des anciens les plus illustres, et qu'il a signalés avec une complaisance remarquable ; c'est par un tel moyen qu^il a sa se concilier aussitôt l'estime et la reconnaissance des nobles familles, toujours iières

et jalouses de se voir reproduire sur les grands théâtres de gloire qui avaient oça^pé si long-temps leurs aïeux propres et les nations environnantes.

Les prêtres, sans doute, en s expliquant sans réserve avec Homère, ne croyaient pas avoir chez eux le premier génie. du monde; et à ce sujet, il faut nous féliciter dç ce que ce grand homme , dans ses voyages, ait toujours préféré le vêtement du pauvre; car, sans cette apparence commune aux mendians voyageurs, il n'eût jandais su tout ce qu'il dit des sacerdoces, des rois et des familles.

Quoi qu'il en soit, s'adressant aux prêtres divers dans chaque contrée , il a pu juger mieux des discordances et des bizarreries des cultes, et sentir le besoin de donn^er, par rintetvention des dieux, une impulsion uniforme aux mouvemens de Tâme des Grecs vers le souverain Créateur : il a fondé en quelque sorte cette unité divine qui fait aussi la def de la voûté des deux.

Celte partie, dans les œuvres d'Homère, est sans contredit la plus sage et la plus admirable. On ne le vmt point, comme Lycurgue, s'annoncer en législateur, et mbioft

eàioaié en' ref of mdteur i' ïhài^^ 'tODJoiïrs> sim^ jABietékoêcsté^Hâit coniirïe ^hiôse {lo^l^eg^ etipar iiispiraftk»^v-^<>u^'^^' (}ui' 'regardé iâ* hiérarchie céleste v Moïse - Olynipieri ,; itpé-^ vêle lao^uissàxioe çti<les ^aiiti^ipatioAd''di6s dieu» etiâéesses aiigouWpnëinent de lit te^^-f- ^Éànïi\ixri'se\ si on peut^'expi^erainsiv^êiâ) Gcxeck^iacvkc les> dieux- de rOi^m^.: Le '<ukë^ égy j>tieiiid>a3ll%niir^ aimit (vieilli v 'il *t)^'eât jamais oônveg^.â. la.xdii^e^jnldi^sitklii deiS'<}re0S^^ib ^éti^it.tFopdogubrèfC'lameqtàblë &u estï^MieP Ktmsioid'dp lai&rà€e:yiaW^, ,dié^<f)é4i{yfé^s^^^' ]UiaTaiiiâié»t À^ 'liai • <^tfê^ <#r MiA<^S)ieU'; ' qtrilsr avaîezxtJeir lb> tnalheur ^ dér VëgSufiSer; et ili s^^i criaient : « Nous^;avo«^s-'ii^b 4ë^îSéîgh•wH ^c*t* nous moui?inbrifi^^'J^i^//^«^>JP^»^ »

HbnièDef iac^^^c0nliniii^\ ^^-a^ ikit'pfoiit^'îè^ ^Fecsiain^heunéux prés^dg^ t^lili^c^rltk^è^^ laiprésenbe id\i»>dî^â)u'^tôl flc^ e^^^ aii^ be<il^

iiTow&)Je«! ehefo-de-'isectès^feti^^é «iiltei^Ms^è» ràlKpiretit àufiisitôt à W 'doc^tîftè^ûTïiimèrfeV iUieuvent^le^bkttil é^|>ri%^dé Ybïv oii de séhfSr quîls pouvaient éviter ainsi un chaos dartsr le<piètilsf'S€?raîè«Mi t^ob téfi^d>ëtt^d*rt4s.-^'^

V iJé* phil0$ô^Hl! rést^^ sèJsi d'ad'rnk^tibh; quandil pense •âceittechiaîne tf ci t^qi/î lié

tous les dieux au trône de Jupiter. Quelle

gra;

nde et sublime idée! elle est celle du dieu

PlaiE

oëtes

même de la poésie, hermaphrodites; plaignons ces pedans de science qui veulent tout pondérer, tout mesurer; qui, bouffis d'orgueil ou de suffisance, citent la philosophie ancienne à leur triste aréopage, et qui, dans certaine Acadi-mie purement officielle, demandent encore, d'nn rire moqueur, quel était le point d'appui de cette chaîne. Les philosophes sabéens, qui les valent bien, par la raison qu'Homère vaut mieux que U Motte ou Chapelain, n'ont pas été si dédaigneux; car une telle chaîne a fait leur système d'adoration.

Si {'Iliade avait puissamment électrisé les Grecs par le noble et pieux sentiment de l'amour de la pairie et de la hberlé; si on y trouve en outre la mise en action des dieux et déesses de l'Olympe, et tant de participations aux grands évènemens de la terre, il faut convenir que l'Odyssée a été le complément de tout le système civil et religieux des Grecs.

Plus on remonte à l'histoire des cultes, plus on admire la sagesse et le génie d'Homère, qui seul, dans X'Iiiade, et sans recon-

rir atkx oricles et aux pui^ssoiceê de la lerrey à su dëfaroailler la^ confasion des cultes de son âge. . .;..-:; .

>: Dans r//»2</^, le dùigrike d'Homère est ^ste> grand et pur; il consacré un Dieu suprême et rimaK>rtalitéf de Tâme \ mais c'est dans VOdyssée qa-oii trouTe une morale sublime et toujours effectÎTe : FhospilaKté y est là cbarité vs^m^ des chrétiens. Yà Odyssée, eh un mod:^ est Ic^ triomphe d'Homère, pare^ qu'elle commande sans cessé les vertus civi* qucsy Tamour de ^ gk)ireeC un dévouement sans bornes à la patrie. Hector pourrait pentrétre faire adresser quelques reproches à Ho« mère, relativement à Achille^; mais Ulysse est un modèle accompli.

Homère n^'affirme pasç il est vrai^ d'eue manière positiré , /l!immortalité de Vâme; cependant on est bien fondera lui attribuer eetter pensée divine et consobitrice ; il ne dit pas ce qu'elle devient; if- se harne à la dire immafërielle , quand une fois elle a franclâ l'enceinte où elle était retenue (i)«

Je serais assez porté à croire qu'en inL*

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(i) PôsUjuam sémel tnmsivàrii per sqjlmri dentiam» {lUadtf I. g, TV 4^7*)

tiant ains^Je^-iGcecs a un culte détermine 4 Homère. na point pour, cela confeasé sa foi propre sur le Dieu du monde; mais; ayant trouvé lareligioii de TOlym^e acct*éditéë~ en grande partie, îi a pensé qu il serait plus sage de lui laire subir ce l)ue lagronome éclairé •fait à.un arbre utile, dé:v:oré.paf la pullula^ ition des restons sauvages. Il a donc encore •iaisj^é. au monde une. grande le^on de sigesse, .et do. ;foc(uelle OA> a. si*! mal profité : ■c'est-à-dire , qu'il vaut mieux! préférer des l'ois qui conviennent aux. peuplés,, que des lois •parfaites selon la philosophie.' Cette pen-^ ^i^, au surplus, a fait la;fortune de Solon: et lemalhelirde.laiFradce':, àdes époques même

:::HiG)mère avait! vu de trop près les prêtres des sacerdoces et. les jéilx, des: oracles, pour *expQser;lës: Grecs à leuri ambition, à; leurs jcàlculs et à lÉJors passions.: Aussi, dans ces deux p bënxesv on té voit iconstamment. préférer :riiitèrvehtionde& dieux, aux paroles des oracle^: Le temps! .a justifié, cette leçon de -sagesse: car le seul oracle de Delphes, toujours aux ordres du plus fort ou du plus riche , cpmme tous le^ oracles, du monde , a fait verser plus de sang peut-être, que les

fois et les tyrans de la Grèce. Redisons icîv au surplus , le mot d'Homère sur les augures : « Le meilleur est celui qui fait aimer la patrie (i).»

La science ciWle, religieuse et politique d'Homère a traversé tous les siècles, comme ces globes du ciel dont la terre admire sans cesse l'éclat et les destinations : il est de fait qu'elle rallie encore les plus sages philosophes. En vain l'idéologue Platon, dont le talent n'a pu convenir qu'à une coterie de beau:s esprits, et dont la philosoptiie a été si malléable, a voulu jeter du ridicule et du mépris sur le génie et la doclrine d'Homère ; en vain dans sa scolastique, qui n'était qu'un système de spiritualités, a-t-il fait des efforts pour faire substituer à la chaîne d'or du chantre des Grecs, Yharmonie ou le concert des astres, devant lequel il était en extase, la pensée de la chaîne d'or n'en est pas moins sublime pour les poètes et pour les philosophes.

Homère, par son organisation du culte olympien, sera toujours regardé comme le législateur de la mythologie. Il ne l'a pas

(i) lUad., I.

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