‹ Histoire de l'alchimie, XIVme siècleChapitre 26 sur 50 · NICOLAS F I . A M E L · texte numérisé non relu

NICOLAS F I . A M E L

désiré de Nicolas Flamel. Cet ouvrage connu aussi sous le nom de Livre des six paroles, se trouve à la suite du précédent dans la Bibliothèque des philosophes alchimiques, tome II, page 285. Vailet de Viriville confond le Désir désiré avec le livre des Laveures. Il regarde le premier comme une paraphrase assez large du second, son erreur vient d'abord de ce qu'il n'a lu ni l'un ni l'autre, ensuite de ce que le livre des Lavûres porte dans les manuscrits plusieurs titres secondaires, ainsi nous l'avons trouvé sous les noms de : Livre des régimes, le Désir désiré, la Fleur de Sapience, etc. Mais en réalité le Désir désiré imprimé n'a aucun point de ressemblance avec le Désir désiré manuscrit qui n'est autre que le Livre des Lavûres. Rien dans l'ouvrage qui nous occupé, ne pouvant le faire attribuer à Flamel, nous inclinons à le considérer comme apocryphe.

Nous allons dire quelques mots d'un manuscrit original de Flamel qui semble perdu et qui n'a pas de titre; nous l'appellerons pour plus de commodité, le Psautier chimique. Dom Pernety nous en a laissé la description dans deux lettres insérées dans Y Année lilléraire de Fréron en 1758 et en 1762. Ce traité était, paraît-il, écrit dans les marges d'un psautier. En voici le début :

NICOLAS FLAMEL

« Le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur. Je, Nicolas Flamel, écrivain de Paris, cette présente année mil quatre cens quatorze, du règne de notre prince bénin Charles VI, lequel Dieu veuille bénir, et après la mort de ma fidèle compagne Perenelle, i me pren fantaisie et liesse, en me recordant d'icelle, écrire en grâce de toy, chier nepveu toute la maîtrise du secret de la poudre de projection ou teincture philosophale, que Dieu a pris vouloir de départir à son moult chétif serviteur, et que ay répéré (i) et comme repéreras, en ouvrant (2) comme te diray... Adonc ay escrit ce dit livre (3) de ma propre main et que avois destiné à l'église Saint-Jacques, estant de laditte paroisse. Mais après que j'eu recouvré le livre du Juif Abraham, ne me prit plus vouloir de le vendre pour argent, et j'ai iceluy gardé moult avec cure, pour en lui escrire le secret d'alchemie en lettres et caractères lantasiés dont te baille la clef et n'oublie mie d'avoir de moy souvenance, quand seroy dans le sudaire (4) ; et remémores adonc que j'ay

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