I. Dans son second article
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d'années après sa mort! Ce simple fait réduit à néant la brillante hypothèse de M. Vallet de Viriville.
Pour en revenir a.i Livre des figures hiéroglyphiques, cet ouvrage fut édité pour la première fois en 1612 par Arnauld de la Chevalerie, voici le titre du volume : « Philosophie naturelle de trois anciens philosophes renonime\^ Arlephius, Flamel el Synésius traitant de l'Art occulte et de Ja transmutation métalUque/m-6, Paris, 1612, U fut réimprimé dans le même format en 1659 et en 1682, nous avons sous les yeux un magnifique exemplaire de cette dernière édition aussi rare et plus complète que les deux précédentes. Le livre des figures hiéroglyphiques se trouve aussi dans la Bibliothèque des philosophes chymiques de Salomon, 2 vol in-12, Paris 1672-1678 et 1683. Page 49 du premier volume et dans la Bibliothèque des philosophes chimiques. Nouvelle édition par J. M. D. R. 4 vol. in-12, Paris, 1741, dans le tome H. Cette édition complète en 4 volumes est rare, quant au supplément, formant un cinquième volume, il est rarissime. Toutes ces éditions du Livre des figures hiéroglyphiques doivent être accompagnées de la planche hors texte reproduisant les sculptures du Charnier des Innocents. Tous les renseignements qui précèdent ont surtout trait aux collections dans lesquelles on troûve l'ouvrage qu
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nous occupe, passons à l'ouvrage lui-même. Il fut traduit du latin en français par le sieur P. Arnauld de la Chevalerie, gentilhomme poitevin. Le traité qui précède le livre des figures dans les éditions de 1Ô12-165 3-1682, est d'Artéphius et comporte le texte latin en face du texte français. Le Livre des figures ayant été originelle.nent écrit en latin, l'éditeur fut sur le point de donner les deux textes, mais outre la grande planche il y a dans le texte d'assez nombreuses figures qui reproduisent des fragments agrandis de la planche et l'éditeur explique fort bien que « à cause des diverses figures qu'il faut souvent représenter, je n'ay peu te les bailler qu'en une langue. Car il cust été grossier de mettre les figures en tous les deux textes latin et françois ou de n'en mettre qu'en un. Et n'en mettant qu'en un, les figures occupant l'espace eussent empesché que le latin et françois ne se fussent pas bien rencontrés en feuillets, j'ay donc esté contraint de te les bailler en cette-cy seulement. Or, j'ay. choisi la françoise.., etc. » Le Livre des figures hiéroglyphiques se divise en trois parties, un avant-propos, où Flamel raconte comment il devient adepte, nous en avons largement usé dans le second chapitre da cet ouvrage ; ensuite vient un chapitre : Des interprétations théologiques qu'on peut donner à ces hiéroglyphes selon le sens
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de moy Autheur. C'est d'après la troisième partie : le; interprétations philosophiques selon le magistère d'Hermès, que nous avons expliqué les figures de la seconde arcade construite aux innocents. Les ouvrages et auteurs cités dans le Livre des figures hiéroglyphiques sont : le livre du roy Hercules, le Rosaire, les œuvres de Calid, Pythagoras, Morienus, Hermès, Rosinus, Diomèdes, Rhasès, Artephius, Haly, Avicenne, Démocrite, Lambsprinck. Tous ces alchimistes sont antérieurs à Flamel, ce qui est une preuve de plus d'authenticité ; pour Lambsprinck seul il pourrait y avoir doute, quelques auteurs comme Schmieder ayant placé cet alchimiste allemand au xvi' siècle, mais ils le font par approximation, sans donner de raisons ni de preuves. En réalité Lambsprinck a vécu au commencement du xiv" siècle, et nous aurons au moins une raison pour lui assigner cette époque : la citation de Flamel.
La réimpression du livre des figures hiéroglyphiques a été faite sur l'édition de 1682.
Vient ensuite un ouvrage en vers intitulé : Le Sommaire philosophique de Nicolas Flamel.
Il a été imprimé pour la première fois en 1 561 dans un petit recueil intitulé : La transformation métallique, et qui contient les poèmes alchimiques de Jehan de la Fontai-
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ne {la Fonlaine des amoureux de science), Jehan, de Meung [La remontrance de nature à l'alchimiste errant}, et Nicolas Flamel (Le sommaire philosophique). Ce dernier ouvrage fut réimprimé : i" en latin, dans le Muséum hermeticum reformatum et amplifcatum, in-4, Francofurti 1677 et 1678; 20 en français, dans le troisième volume du Roman de la Rose, in-12, Paris 1755, 3 volumes ; 3° dans le second volume de la Bibliothèque des philosophes alch/miques ou hermétiques, nouvelle édition, Paris, 1756, 4 vol. Dans celte dernière édition il occupe 16 pages de texte ; Flamel s'en donne comme l'auteur dans le Livre des Figures, où il cite le Sommaire, c'est une sorte de résumé de la théorie et de la pratique du grand-œuvre. Le commencement rappelle les premiers chapitres du Livre des Lavûres. Flamel aimait assez la poésie à ce qu'il semble, si l'on en juge par les nombreuses inscriptions en vers dont il a orné ses maisons et fondations. Il est fort possible que sur le déclin de sa vie, il ait mis en vers quelque ouvrage hermétique qui lui aurait beaucoup servi.
Nous nous arrêterons encore moins longtemps sur- le Désir désiré. Il a été imprimé en 1629 avec le Traité du Soufre du Cosmopolite et l'Œuvre de Charles VI, sous le titre suivant : le Trésor de philosophie ou le Désir