‹ Histoire de l'Algérie française (volume 3)Chapitre 15 sur 17 · ITO ROTE · texte numérisé non relu

ITO ROTE

lité de la puissance européenne en Afrique, et l'avenir qni s*oavr« deraal et pays. Nous ferons observer de plus que le rcgirae hyiiothécaire est absolu* ment le même qu'en France, et qu'en prenant les mêmes précautions qoo les gens instruils et prudents s*assurent ici, m arrive à la même i&reté; Boof pourronf en outre nous mettre en position de chaifiir les ptacemeats et d'évi-? ter ainsi loat ce qu'ils pourraient présenter de louche et de périiiettx«

Sous cette double formo de placement d'argent et d'entreprise agrîeolc, Topération assure, autant qu'il est possible» les intérêts actuels de sod^ taircs, en leur laissant les avantages qu'offre l'avenir des exploitatieHs, et elle concourt à l'avancement progressif de rAlgérie, saas compiaomettre son ^crédit.

De l'administration. —Il est important que radministratioa soit sîmplCi sêre et peu onéreuse : l'on ne saurait trop y appliquer son attention, car pfa* sieurs entreprises ont déjà péri par là; aussi bous sommes-nous efforcés ds réa]i.4er le plus possible le concours des conditions ci-dessus. L'e&ploitation el les affaires de la société seront dirigées et administrées sur les lieux, par la directeur de la société en Afrique, qui ordonnera et distribuera les travaux, veillera à l'emploi des fonds de la société, à la rentrée des créances, et tiendra une comptabilité exacte des recettes et dépenses. A Paris, siège de 1(^ société, il y aura un second directeur qui correspondra exactement avec celui d'Ar frique et tiendra le double de ses comptes; il ira tous les ans voir par luimême l'état des choses, et en fera un rapport à l'assemblée des actionnaires ; c*cst lui qui sera chargé de toutes les affaires de la société en France, ot qui sera en rapport direct avec le^ actionnaires et leur conseil d'administratiOB, EnGo, nous compterons aussi dans le personnel de radminislratian un jardîr nier ou contre-maître, qui sera dans l'exploitation sous les ordres du direc* leur; les travaux manuels de cet homme seront bien autant do dépenses dA moins pour nous : cependant, comme il sera mieux payé qu'im ouvrier ordb naire, et qu'il emploiera souvent son temps à exercer une certaine surveii? lance, nous le compterons dans les frais d'administration.

Frais iTadmtnislration. — Le directeur d'Afrique devra fournir, indépea? damment des garanties pécuniaires proportionnées aux mouvements de fonds qu'il aura à exécuter, des garanties morales de probité et de capacité; il devra résider toujours sur la propriété, et s'en occuper exclusivement. Nou9 pourrons aisément, ce semble, trouver un homme qui réunisse toutes ces ooih ditlons, étant logé et nourri sur l'exploitation, avec unlraitement de 3,000 fr. ' par an, ou, s'il le préfère, S,000 fr. seulement et une part daas les b^éficet fui dépasseront cinq pour cent.

Le directeur de France devra offrir les mêmes garanties pécuniaires et ne- Mbs. Mous pouvons d'avance assurer que cet emploi ne sera point A charge i la société; l'un d'entre nous réunissant, autant qu'il nous semble, les garanlies désirables, est prêt à s'en charger, ainsi que du voyage d'Afrique, se ooor Miliat pour tem traitement^ du tiers des bénéfices qui dépasseront 5 p. oeol,

et cela pendant les qaatres premières années seulement. Ân-delà de cette époque, rassemblée générale aurait à voir si ces émoluments ne seraient pa« alors trop élevés par suite de la croissance des revenus ; dans ce cas, elle les réglerait sur de nouvelles conditions. De cette manière, la société n'aurait à dépenser qu'autant qu'elle serait en bénéfice; du reste, on jugera de ces conditions et des garanties qu'offre notre collègue.

En logeant et nourrissant le contre-maître dont nous avons parlé, et en lui donnant 1,000 fr. par an, nous pouvons compter non-^ulement choisir celui qui nous conviendra, mais encore avoir avec lui sa femme qui pourra servir pour les travaux et arrangements d'intérieur. £n effet, au jardin d'essai, les mattres-jardiniers sont payés au plus 1,000 fr., mais ne sont ni logés ni nourris ; le contre-maître de M. Frutié a 720 francs par an, logé, chauffé, mais non nourri; M. l'abbé Fissiaux, directeur du pénitencier agricole de Mai-seillo, BOUS a assuré que nous pourrions en trouver au choix, à 800 fr. oar an ; nous nous mettrons donc au-desssus de toutes les évaluations en portant 4,000 francs.

A ces dépenses, il convient d'ajouter, pour frais de correspondance, do transport d'argent et autres frais généraux, une somme de \ ,000 fr.

Du reste, nous pensons qu'il est important do ne se grever de domestiques h gages, race pillarde. et fainéante, que pour le strict nécessaire, comme, par exemple, les charretiers (nous avons tenu compte do cetto dépense, en ajoutant aux frais de toute nature un supplément pour le transport) : autant que possible, il faut faire exécuter les ouvrages à la tâche. Nous pensons aussi qu'il ne faut point s'embarrasser de familles amenées d'Europe à grands frais, et qui, après vous avoir grugé de mille façons, vous quittent au moment où vous en avez besoin ; le pays et l'émigration naturelle fournissent assez do monde pour nous dispenser d'une pareille charge. Si nous récapitulons maio* tenant nos dépenses d'administration, nous trouvons :

Traitement du directeur d'Afrique, 3,000 fr. ; du contre-maître 1,000 fr.; frais de nourriture pour les précédents, 4,000 fr : frais généraux, 4 ,000 ir. : total 6,000 fr.

Mous pensons, à ce chiffre, avoir concilié pour le mieux les intérêts de la sécurité et do Téconomie de l'entreprise, de façon à la charger le moins po»-

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