BASES ET SLËMENTS DE L'OPEBATION. - SON ADMINISTRATION
n ne s*agit point d*indiquer avec précision lo système à suivre pour une exploitation rurale en Afrique : ce sont des détails à établir selon les circonstances des lieux et des temps où l'on se trouvera, et contradictoirement avec les personnes intéressées; une pareille discussion doit donc être reportée au moment où un concours assuré de capitaux rendra possible de l'asseoir sur .une base déterminée. Mais nous voulons établir les principes généraux qui doivent présider à toute opération en Afrique, et l'ensemble des dispositions Dnancières et administratives qui peuvent offrir des gages de succès et le faciliter. Nous poserons à cet effet les idées suivantes que nous expliquerons plus tard.
Principes de V opération. * D faut organiser l'opération de façon à garantir le développement futur du capital et des revenus, et assurer pour le présent un minimum constant de produit. * Il faut dessiner un plan d'administration simple, sûre et la moins onéreuse possible. — Il faut constituer un capital proportionné à l'entreprise, en harmonie avec les frais d'administration jugés nécessaires, et qui, offirant une marge considérable, réserve entre Ie5
mains des sodétaim tin appni certain en cas de catastrophe imprévne, et nno resssoarce acquise pour les développements ultérieurs. — Il faut, en établissant la société, choisir le mode qui présente le plus de sécurité et de clarté pour tous, qui est, nous le croyons, la société anonyme. — Enflo, il faut vigoureusement constituer sur les revenus un fonds de réserve qui, toujours utile, est ici indispensable.
Double base de r opération.'^ SI on établit, comme nous en avons émis ridée, une exploitation rurale, reposant sur la Plaine el le Massif, sobre de constructions, modeste dans ses allures, et n'exposant qu'avec réserve les dépenses superGcielles, nous pensons que Ton assurera, dans la plus forte proportion où la terre seule puisse les fournir, l'extension et les progrès do l'avenir, réunis à la satisfaction des exigences du présent ; mais ces précautions seraient encore insulBsantes pour les premières années, car la premièro année, et même la seconde, les produits ne dépasseront guère les frais d'administration, si peu élevés qu'on les ménage. Or, nous tenons à réhabiliter do suite le crédit de l'Afrique devant les capitaux français, qui, on doit le re* connaître, sont très impatients de résultats et savent peu attendre l'avenir. 0 faut donc, pour le bien même de l'entreprise, comme pour le bien de l'Afrique, qu'aucun fâcheux préjugé ne puisse résulter, même à tort, de nos débuts.
Placement hypothécaire. — Pour résoudre ce problême, nous avons pens6 qu'il était utile de profiter du taux élevé de l'argent en Afrique, taux consacré par la loi, et conséquence delà rareté de; capitaux, pour combiner avec notre exploitation agricole une série de placements hypothécaires. Le taux courant des prêts sur hypothèques est de 42 pour cent par an, payables d'avance de trois mois en trois mois ; à ces conditions on donne hypothèque sur les maisons et immeubles d'Alger et de sa banlieue immédiate ; plus loin, et même à une lieue d'Alger, l'intérêt va eik s'augmentant encore. Si donc on apportait des capitaux à 40 pour cent, on opérerait ainsi un [placement encore fort profitable, on rendrait en outre au pays l'éminent service de tendre à faire diminuer le taux de l'argent, et de plus on aurait l'avantage de dioisir les emprunteurs et les garanties les plus solides. Or, supposons que nous placions ainsi à 40 pour cent sur bonne hypothèque, une somme égale à celle que nous emploierons dans nos travaux, nous nous assurons par là, d'une manière certaine, un revenu de b pour cent sur le tout ; nous nous plaçons audessus de toute éventualité, et si, les premières années^ notre exploitation rapporte quelque chose de plus que les frais d'administration, ce sera un boni sur lequel nous n'avons pas besoin de compter, et qui attestera la prospérité do l'entreprise. Quant aux années subséquentes, ce mode de placement, en continuant à nous assurer un fonds certain de revenu, ne fera qu'améliorer notre position » en nous appuyant toiyours sur une large réserve qui pourrail nous étayer en cas d'accident. Quant à la sécurité de ces placements, nous aurions lieu de répéter toutes les considérations Mes ci<d«0SQS snr la stahi«