‹ Histoire de l'Algérie française (volume 5)Chapitre 12 sur 16 · Â][.G]ML · texte numérisé non relu

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|builles d^Âmérique dont |e rapide développement ne laisse ^enà désirer.

Plusieurs arbres tirés des collections du Muséum, notaml^ent deux espèces de pin du Mexique, un araucaria euninglmmiiy deux chênes du Népaul, un cedrus deodora, se développent comme dans leur pays natal. Les araucaria sont au nombre des plus beaux ornements de ces plantations.

Le scliabertia disticlia croit avec rapidité dans les lieux ^rais: mais il faut craindre pour cet arbre l'inlluence des vents du sud.

Un grand nombre de végétaux utiles sont \enus des colonies et de l'Egypte ; les principaux sont :

Cinq espèces d'anones vantés pour la saveur de leurs fruits, et surtout la kitschta, dont un grand nombre ont bien levé ; Je mammea americana (abricotier des Antilles) dont le fruit est excellent, le bois dur et coloré, propre aux constructions et ^ l'ébénisterie; le laurus penea (avocatier) dont le fruit donne une substance grasse comestible; le mangifera indica (manguier) à fruits fort agréables ; le caria papaija (papayer) ; le cassurium pommiferum (pommier d'acajou) et le spondias tnombin (prunier mombin) qui produisent de bons fruits : le pandanus utilis (baquai) dont les feuilles servent à tresser des nattes; le carapa guyanensis qui se plaît dans les lieux humides et donne un fruit oléifère ; Yaccacia nitolica qui fournit la gomme arabique, et plus de cent autres plantes, au nombre desquelles se trouvent douze espèces de oalmier,,

Arbres fimitiers.

Quelques personnes, se fondant sur la mé^" plupart des fruits que récoltent et vendeni^ pensent qu'on ne pourra pas en obtenir râbles à ceux de la métropole. Si le^

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mauvais; c^est qu'ils proviennent d^arbràs non greIKs et abandonnés à eux-mêmes. Soumis à une culture peifee* tionnée, les arbres fruitiers de France, d'Espagne, dltab'e, donneront en Algérie des fruits aussi bons, quelquefois même meilleurs qu'en Europe. On en a déjà obtenus d'excellenb.

L'école des arbres fruitiers, à la fin de 1843, possédait déjà 341 espèces de pommiers, poiriers, pruniers, ceriâen, pêchers, abricotiers, amandiers, noyers, néfliers, ooigna»siers, formant un ensemble de 650 individus 4e premier choix. Le nombre en a été considérablement augmenté en 1844 et 1845. Le figuier, qui s'accommode si bien du sol rt du climat algérien, figure au premier rang des arbres fruitiers. On en possédait déjà vingt-cinq espèces.

Une orangerie a été installée pour la propagation des meilleures variétés. Elle est divisée en quatre cûrrés qui, en 1843, contenaient 344 individus et 52 espèces. Le nombre en a été accru depuis par des envois de Malte, de Naples, de Gènes et de l'Andalousie. Des semis chaque année plus nombreux permettront de répandre cet arbre, ainsi que ses congénères, le citronnier, le limonier et le cédratier. Leur cul turc sera un jour une des richesses de la colonie.

L'école des vignes possédait 142 variétés et 8,000 pieds enracines.

Plantes potagères et économiqaes*

La culture maraîchère, favonsée par un sol excellent et les eaux abondantes qu'on peut se procurer presque partout avec des puils, est appelée en Algérie à prendre un développement considérable, surtout lorsque, par rétablissement des bateaux à vapeur et dos chemins de fer, elle pourra exportaf ses produits en France. Toutes les plantes à fruits et à J

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comestibles se développent bien pendant la saison tempérée; elles atteignent des dimensions monstrueuses pendant les nluies; les choux-fleurs, par exemple.

Le potager de la pépinière centrale comptait en 1843, 20 espèces de chous, 10 espèces de romaines et delaitues, au« tant d'espèces de haricots, douze de pois, les racines légumières, 14 espèces de pommes de terre.

L'école des céréales avait déjà 36 espèces de blé, 4 de seigle, 1 1 d'orge, 4 de millet, 5 de maïs.

L'école des plantes fourragères n'est pas moins bien composée.

En fait de plantes textiles, outre le phormium et le bananiers à cordes dont on a parlé, le chanvre de Piémont et de l'Egypte qui se sont élevés jusqu'à 2 mètres et 2 mètres 30 centimètres; Yurtica nivea qui végète très bien ; le Un dont il existe une très belle variété jaune dans le pays.

Outre le sésame, l'école des plantes oléifères possède la meh dia sativa qui vient parfaitement ; le guizotia oléiféra^ plante d'Abyssinie, qui a également une vigueur remarquable.

L'école des plantes tinctoriales possède V indigo fera argen^ tea et ïindigofera de la Martinique, le poUgonium tinctorium qui se développe rapidement, le pastel qui est aussi très beau, la garance que les particuliers cultivent déjà, le henné qui est propre au pays, etc.

L'école des plantes médicinales est en cours de création ; on a lieu d'espérer que la culture du quinquina y réussira. Le ricin vient naturellement en Algérie..

Magnanerie.

titie magnanené estinsiallée à la pépinière; elle possède mi apparail ^ i où les cocons des parti-

Chaque année i} y est fait une é(|ucation.4'^&sai, dont jus? ^'à présent les résultats ont été ^es plus satisfaisants. Les comptes rendus de ces essais soumis à l'Académie des Sciences e[ (je la Société Séricicole ont été l'objet, ^e la part de ces corps, des observations les plus encourageantes. |jès soies obtenues, examinées à Paris et à Lyon, ont été reconnues valoir les meilleurs soies des Cévennes.

Une des difficultés que présente l'éducation des vers à soie en Algérie, c'est la précocité des éclosions. On recherche les moyens de les retarder de manière non-seulement à ce qu'elles n'aient lieu que lorsque la feuille est bonne, mais encore à ce qu'on puisse faire deux éducations.

Ou peut juger, par la végétation des mûriers au Hamma, de la rapidité de la croissance de ces arbres, comparée à ce qu elle est en France. C'est ainsi qu'on y voit fréquemment des écussons donner des jets de 4 à 5 mètres la première année; on coupe ce jet à 2 mètres dé hauteur; l'année suivante, l'arbre est prêt à mettre en place, et la tige a 12 à 15 centimètres de circonférence : à 6 ou 7 ans il donne jusqu'à 35 miog. de feuilles»

Nopalerie.

Des essais avaient été tentés sans succès en 1 835, et les années suivantes pour introduire les cultures de la cochenille. Ils ont été repris en i 844 et ils promettent un succès complet. Il existe au llainma une nopalerie parfaitement entendue, qui compte 2,500 oieds de nopals et des cochenilles mères en excellent état.

Production de ropiam.

On sait que la France achcle à l'étranger et principalement

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dans le Levant, des quantités considérables d'opium pour les usages pharmaceutiques. On a pensé que le pavot somnifère qui produit l'opium pourrait être cultivé avec succès en Algérie. Des essais ont été faits en 1843 et 1844, ils ont été couronnés de succès, notamment la seconde année. Il résulte d'un rapport fait à F Académie des Sciences, que de deux échantillons d'opium récoltés à la pépinière centrale :

L'un récolté et extrait pendant la pluie, a donné 4, 67 de morphine; ^

L'autre récolté et extrait pendant le beau temps 5, 10 dô morphine.

Ces expériences se continueront pendant quelques années encore, et tout porte ^croire que l'Algérie peut fournir à l'art médical un agent dont les propriétés utiles seront ^ranties par la constance de sa composition.

[Tableau de la situa/lion des établissements français dans ri/^rné; 1843-1844.)

Flore de l'Aflriqoe françidse.

La flore de l'Afrique fraaçaise eçt Ipin 4*êtrç.bieni connue, surtout dans la partie élevée de l'Atlas. On a trouvé dans les montagnes de Bonc des espèces et des variétés non décrites. On trouve dans les environs d'Hippone , dans la baie des Caroubiers et dans la plaine des Karezzas des plantes inconnues en France et d'autres fort rares en Europe. Nous nous bornerons à en mentionner quelques-unes, telles que le fmjama arabica^ genista juncea, t'as ter! cas Doinmt; craffas par les Arabes, alhenna arabum, ahsintltium ùr&ùmicefDi, romj&ù tnr^ mentosa, absinthium jndnimm; fe$ i^^ kumilis^ /^î malva, vulgaris et flore ntbro ;iu i

à grandes fleurs, le cytiie à feuilles aigentées et à feuillei glalires, le feUx rœnota majora et à fleurs bleues, le tamans, Yanonis gtutineusej le chamcmjAes spinosa^ Vadianthum ospiUusveneriSj le palmier notit, dix ^anétés différentes d'enpharbeSj le gàleopM firatesceMj le myrthe, trois Tariétés; le egncmorian purpureum. Satvia bicolor^ iolvia viridisy sahia QlgeriensiSy iris junceOy iris scarbiaides , cyperus junàfat-^ ndSj cyperus paUescenSj panieum nunUdianumy dactyb's re^ pensy dactylis pungens, cynaserus elegans et phleoides, doDt l'odrar est très agréable ; fesîuca phleoidesy les ôranius can^ 'tortuseimaximuSf stipa^ cinq variétés autour de Bone; la êùobiosa daneMes et scabiosa simpleXj YheHotrophe crispé et une sous-variété. Borago langifoHa eMum grandifloruw^ tchium fhvuumj très belle fleur, campanuta alata et volutina ducas grandiflorus, daucus parviflaru$j daucus hispadusA iaucus aureus^ taserpiUm tneoides^ laserbàum gammferum^ tnum corymbiferum, nardssas ferotenus^ sciila obtusifoUaj sciibi parviflaraj siUneimbrodeataj sdene biparUtaj euf^ior^ bia heteroiÀyttaj euphorbia buplevroides, <^tus ciHatus, àstus croceusy delphinium pentagynumy nigella hispanica, ranunculus flabellatus, spicatuSj mille foliatus et paludasiis. La plupart des plantes bulbeuses qu'on trouve dans les champs et prairies de l'Europe méridionale se retrouvent sur le sol de l'Algérie, accompagnées d'un nombre infini d'espèces du même genre qui sont propres au climat et aux oasis dans lesquelles ont les trouve.

{De t Algérie et de sa colonisation, par M. le comte A... de B..., 1834.)

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