II
cn er gm
ministration prudente ct ferme de Mendoza, que, quelque aversion qu’on y eût pour les lois nouvelles et quelques mauvais effets qu’on en craignit, il ne se fit aucune tentative pour en empêcher la publication, ni aucun acte de violence contraire à la soumission due au souverain. Les magistrats et les principaux habitants se contentèrent d’exposer au vice-roi et au surintendant, dans de respectueuses remontrances, les conséquences funestes des nouveaux réglements. Heureusement pour eux, une longue résidence en Amérique avait donné à Mendoza une profonde connaissance de l’état du pays, de ses intérêts et de ses ressources; et Sandoval, quoique nouvellement appelé à l'administration, montra une modération rare parmi ceux qui se trouvent pour la première fois revêtus du pouvoir. Ilss’engagèrent l’un et l’autre à suspendre l’exécution des dispositions qui blessaient le plus les Mexicains', et non-seulement ils consentirent à ce que les habitants de la Nouvelle- Espagne envoyassent une députation à cesujet, mais ils appuyèrent eux-mêmes le vœu de la colonie. Charles, ébranlé par l’opinion de ces hommes que leurs talents et leur intégrité rendaient si capables de juger avec discernement des objets qui éiaientsous leurs yeux, se relâcha assez de la rigueur de ses lois pour rendre à la colonie sa première tranquillité?.
(x) Les nouveaux habitants du Mexique.
(2) Fernandez, Hist. lib. TI, cap. 3, 4, 5. Vega, p. à, Gb. III, cap. ax,