LIVRE SIXIÈME
, que, | Au Pérou, les affaires prirent une tournure plus 1544 4 ivelles É: ficheuse, et l’orage ne fut pas si promptement dis- Et au Pérou. fl il ne û sipé. Les conquérants de ce royaume, nés dans les A iblica- | dernières classes des citoyens, plus éloignés de la | a sou- métropole etenivrés par les immenses richesses qu’ils | et les avaient acquises en si peu de temps, s’abandonnaient 1 ser au à une plus grande licence que dans aucune autre par- l ueuses tie du Nouveau-Monde. Au milieu du renversement
s nou- général de l’ordre et des lois, occasionné par deux
ne lon- guerres civiles successives, chaque particulier était \ endoza devenu son maître et son propre juge, et n’était plus
, de ses guidé que par son intérêt et ses passions. L'esprit
uoique d’insubordination alla jusqu’à la révolte. Des hom-
tra une mes gâtés par une si longue anarchie ne pouvaient
pour la voir sans répugnance ct sans crainte l’introduction
entl’un d’un gouvernement régulier, le pouvoir d’un vice-
ons qui roi et l'autorité d’une cour de judicature. Mais ils
lement éprouvèrent encore une plus grande indignation à ê >uvelle- | la seule idée de se soumettre à des lois qui les dé- à et, mais | s pouillaient en un moment du fruit de tant d'années | colonie. ù de travaux, de services et de souffrances. Dès que | mes que k les réglements nouveaux furent connus dans les diapables | vers établissements, les habitants s’assemblèrent, entsous ! les femmes en larmes et les hommes se récriant con- .f ses lois | tre l’injustice et l’ingratitude du souverain, qui les à quillité?. À privait de leurs biens sans les avoir entendus. « Est-ce
i 22. Herrera, Decud, VII, lib. P, cap. 7; lib. VIT, cap. 1%, 15. Torquemad.
[LA, cap. ai, ; À Mon. ind. lib. F, cap, 13.
là, disaient-ils, la récompense due à des citoyens qui, sans le secours de l’état, à leurs propres frais et par leur valeur, ont soumis à la couronne de Castille des territoires si riches et si étendus? Est-ce là le prix de tant de maux que nous avons soufferts, de tant de dangers que nous avons courus pour servir la patrie ? Quel est parmi nous celui dont le mérite soit assez grand, ou dont la conduite ait été assez irréprochable pour qu’on ne puisse pas le condamner en vertu de quelqu’une des clauses de ces nouvelles lois, conçues en termes si vagues et si généraux, qu’il semble qu’on ait eu, en les rédigeant, l’intention de les attirer tous dans un piège? Tous les Espagnols de quelque considération au Pérou ont eu part à l’autorité, et tous sans exception ont été forcés d'entrer dans les querelles des deux chefs rivaux.
Faut-il dépouiller les premiers parce qu’ils ont rempli un devoir, et punir les autres de s’être trouvés dans des circonstances qu’ils n’ont pas pu éviter? Les conquérants d’un grand empire, au lieu des récompenses et des distinctions qu’ils ont si bien méritées, seraient donc privés de la consolation de pourvoir à la subsistance de leurs femmes et de leurs enfants, et forcés de les laisser dans la dépendance des secours qu’ils pourraient arracher à une cour ingrate ". Nous ne sommes plus en état, continuaient-
ils, d’aller découvrir de nouvelles régions pour y :
{1) Herrera, Decad. VII, lib. VII, cap. 14 15.
ns qui, et par Île des e prix e tant “vir la te soit zirréamner ave!les ÉrAUX , intenes Esont eu forcés 'iVaux.
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