‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 138 sur 184 · LIVRE SEPTIÈME. oi · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME. oi

en plus due, C’est là le plus grand pas que les Américains | et usage semblent avoir fait vers la découverte d’un moyen il ssez né- pour remplacer l’usage dela monnaie ; et si le défaut ières ou le monnaie peut être regardé comme une preuve » l’Amé- La. de leur barbarie, l’expédient par lequel ils avaient 8 échan- imaginé d’y suppléer est, d’un autre côté , une marange ct que décisive de leur supériorité sur les autres nations | tant de de l’Amérique dans les connaissances et dans les arts il regardé qui accompagnent la civilisation '. | ore im- Tel était l’état où les conquérants du Mexique Pours sur dant on trouvèrent plusieurs de ses provinces. Leurs villes so dis | ide l’in- elles-iièmes, quelque grandes et peuplées qu’elles | éral du fussent, paraissent plutôt avoir été l’asile d'hommes / pour y qui ne font que sortir de la barbarie due l'habitation L ait plus d’un peuple policé. D’après la description qu’on érique, nous donne de Tlascala , cette ville ressemblait beau- M n dont coup à un village indien; ce n’était qu’un amas de É faciles. huttes basses, dispersées çà et là, selon le caprice | imun à de chaque propriétaire, bâties en terre et en pierre, i mandes et couvertes de roscaux, qui ne recevaient de jour çues en que par une porte si basse qu’on ne pouvait y entrer , On les qu’en se courbant*. Quoique la situation de Mexico ‘inerce; sur le lac eût produit une disposition plus régulière mérir, des maisons, la structure:du plus grand nombre stuinait était également grossière. Les temples mêmes et les Leurs temt obte- édifices publics ne paraissent pas avoir mérité les lle JU ven-

(1) Voyez la mote 42 déjà citée.

(2) Wevrera, Desad. LU, Ub. VI, Cap. 12.

éloges pompeux qu’en font les historiens espagnols. Autant qu’il est possible d’en juger par leurs descriptions obscures et peu exactes , le grand temple de Mexico, le plus célèbre de la Nouvelle-Espagne, qui a été représenté comme un édifice magnifique, assez élevé pour qu’on y montât par un perron de cent quatorze marches, était une masse solide de terre de forme carrée, et revêtue en partie de pierre. Chaque côté de sa base avait quatre-vingt-dix pieds : il diminuait graduellement à mesure qu’il s'élevait, et se terminait par le haut en un espace d’environ trente pieds carrés, où était placée une figure de la divinité et deux autels sur lesquels on sacrifiait les victimes’. Les autres temples les plus célèbres de la Nouvelle-Espagne ressemblaient tous à celui

de Mexico”. De tels édifices n’annoncent pas que l’art ait fait de grands progrès, puisqu'on peut diffcilement concevoir plus de grossièreté dans les premiers ouvrages d’une nation qui commence à élever des monuments publics.

Et leurs au À en croire les historiens espagnols, le palais ae de l’empereur et les maisons des principaux nobles montraient plus d'art et d'industrie. On y voyait quelque élégance dans le dessin et des distributions assez commodes, Cependant, si des édifices pareils eussent existé dans les villes du Mexique, on en

(1) Herrera, Decad. II, lib. VII, cap. 17.

(2) Voyez la note 50.

rron de

> pierre.

pieds :

élevait, environ

ure de ss élèbres

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> palais nobles voyait butions pareils on en

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