‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 140 sur 184 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

1s ornés par la ressemblance des noms, qu’il lui devient

ces édi- difficile de distinguer les objets tels qu’ils sont réel- | égers et lei . t. Lorsque les Espagnols abordèrent pour la | | maisons première fois au Mexique, ils furent si frappés de Al nquante l'apparence de police et de quelques ouvrages des oindres; arts, fort supérieurs à ceux des tribus grossières - 1 qu'ils avaient jusque là trouvées en Amérique, qu’ils il emment s'imaginèrent avoir enfin découvert dans le Nouup plus veau-Monde un peuple civilisé. Dans leurs descriple nous. tions ils paraissent neyperdre jamais de vue cette } $ moins comparaison entre les häbitants du Mexique et leurs | storiens. sauvages voisins. En observant avec admiration la xiCains. supériorité des Mexicains marquée en plusicurs À plus fé- choses, ils emploient à décrire leur police impar- fl les arts. faite et leurs arts grossiers des termes qui ne sont \ } que d'y applicables qu’à des nations infiniment plus avan- \ L on s€ cées dans la civilisation et dans les arts. Ces deux À | irts des circonstances concourent à diminuer beaucoup la hi} nom de confiance qu’on doit aux descriptions de l’état du À uplade, Mexique que nous ont laissées les premiers histo- 14 , et son riens espagnols. En comparant cette nation à d’au- À De pa- tres petits peuples sauvages, ils ont laissé leurs idées 3 ses une s'élever beaucoup au-dessus du vrai, et les termes LR 1 se r'é- qu’ils ont employés dans leurs descriptions ont en- ai ellie de core contribué à augmenter l’exagération. Les écri- À fl égaréc vains postérieurs ont adopté le style des premiers, |

et l'ont chargé encore davantage. Solis, en traçant ÿ, le caractère de Montézuma et en décrivant la splen-

deur de sa cour, les lois et la police de son empire, emploie les mêmes expressions dont on se servirait pour faire connaître le souverain et les institutions de l’une des nations les plus civilisées.

Mais, quoiqu'il faille reconnaître que la chaleur de l'imagination espagnole a ajouté quelques embellissements à ces descriptions, on n’est pas en droit pour cela de prononcer, avec le ton décidé qu'emploient plusieurs auteurs, que tout ce qu'on a écrit de l'étendue, de la police ’etides lois du Mexique, n’est qu’un amas de fictions d’hommes qui ont voulu tromper ou qui avaient un grand penchant à croire au merveilleux. 11 y a peu de faits historiques qu’on puisse établir sur des témoignages plus incontestables queles faits principaux de l’histoire du Mexique.

Cesont des témoins oculaires qui rapportent ce qu’ils ont vu; deshommes qui, ayant vécu parmi les Mexicains, avant et après la conquête, décrivent des institutions et des mœurs qui leur étaient familières; enfin, des personnes de professions différentes,

militaires, prêtres, jurisconsultes, à qui les objets doivent s'être présentés sous des aspects différents, concourent à rendre le même témoignage. Si Cortez s'était hasardé à tromper son souverain en lui faisant un tableau de mœurs imaginaires, il n’eût pas manqué d’ennemis et de rivaux empressés à découvrir sa tromperie et à en tirer parti pour lui nuire. Mais, comme le remarque avec raison un auteur

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