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ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 43; Note Lv, page 310.
Il paraît que les historiens espagnols ont beaucoup exagéré le nombre des victimes humaines qu'on sacrifiait à Mexico. Suivant Gomnara, il n’y avait point d'annéc où l’on n'immolit vingt mille personnes aux divinités du Mexique, et il y avait même des années où elles allaient à cinquante mille. Cron. cap. 229, Les crânes de ces malheureuse: victimes étaient rangés par ordre dans nn bâtiment qui avait cette destination, et deux des officiers de Cortez, qui les avaient comptés, ontdit à Gomaraqu’il yenavait cent trentesix mille. Zbid., cap. 82. Le rapport d’Herrera est plus incroyable encore : il dit que le nombre des victimes était si grand, qu’on en sacrifiait cinq mille en un jour, et en quelques occasions même jusqu’à vingt mille. Decad. WI, lib. IT, cap. 16. Torquemada les surpasse tous deux en exagération ; car il prétend qu'on immolait annuellement vingt, mille ‘enfants, sans compter les autres victimes. Mon. Ind. lib. VII, cap. 21. L'autorité la plus respectable en faveur de ce grand nombre de victimes est celle de Zumurraga, premier évèque de Mexico, qui, dans une lettre au chapitre général de son ordre, écrite en 1631, dit que les Mexicains sacrifiaient tousles ans vingt mille victimes. Davila, eatro eccles., 126. D'un autre côté, Barth. de Las Casas remarque que si l’on avait fait mourir tous les ans un si grand nombre d'hommes, le Mexique ne serait jamais parvenu à ce degré de population qui surprit tous les Espagnols lorsqu'ils y