‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 184 sur 184 · ES A · texte numérisé non relu

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nous paraît erroné, car suivant M. Mollien ( tom. 2, p. 108 ), le Choco ne forme, depuis les bords de la mer Pacifique, le long de laquelle il s'étend jusqu’à la Cordillère, qu’une plaine très basse et humide qui, dans sa plus grande largeur, peut avoir trente lieues. (D. L.R.)

Note Lxxi11, page 413.

Lambeccius ( Commentar. de Bibliotheca Cœsar. Vindobonensi, éd. 1176, p. 966 ), qui a fait graver assez incorrectement quelques figures du Codex Vindobonensis, fait observer que le roi Emmanuel, étant mortle 13 décembre 1521, c’est-à-dire, deux ans avant l'élection du pape Clément VIF, arrivée le 19 novembre 1523, le don de ce manuscrit n’a pu être fait à ce pontife, qui est mort le 25 septembre 1534, et non en 1533, ainsi que le dit Robertson ; mais bien à Léon X, auquel le roi de Portugal envoya une ambassade en 1513.

En citant ce passage de Lambeccius, M. le baron de Humboldt se demande (Vues des Cordillères, elc., tom. 1, pag. 218 ) comment on pouvait avoir en Europe des peintures mexicaines en 1513, puisque Hernandez de Cordova ne découvrit les côtes du Yucatan qu’en 1517, et que Cortez ne débarqua à la Vera- Cruz qu’en 1519. Est-il probable, ajoute ce savant, que les Espagnols aient trouvé des peintures mexicaines à l’île de Cuba, quand les

habitants de cette île, malgré la proximité du cap Catoche au cap Saint-Antoine, ne paraissent pas

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ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 457 avoir eu de communication avec les Mexicains? IL est vrai que dans la note ajoutée au recueil de Vienne , celui-ci n’est pas nommé Codex mexicanus, mais Codex Indiæ meridionalis. Cependant l’analogie parfaite qu'offre ce manuscrit avec ceux qui sont conservés à Vélétri et à Rome, et dont Robertson n’a eu aucune connaissance, ne laisse aucun doute sur une origine commune. Il me paraît peu croyable, continue M. de Humboidt, qu'avant la première entrée des Espagnols à Ténochtitlan( 8novembre 1519) il puisse y avoir eu un manuscrit mexicain à Rome. Quelle que soit l’époque à laquelle il est parvenu en Italie, il est certain qu'après avoir passé de main en main il fut offert en 1677 à l’empereur Léopold

par le duc de Saxe-Eisenach. (D. L. R.)

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