INT
posa le ca- ue ou chef qui y commandait: son titre n'étaitpe: 1lif2', et il mità sa place un Indien qu’un parti de nobles lui désignait commel’héritier légitime de cette place. Attachés par ce nouveau bienfait, le nouveau cacique et ses partisans servirent les Espagnols avec une inviolable fidélité*.
Lenteur et La construction des brigantins ne se faisait qu’a-
nr vec beaucoup de lenteur, parce qu’elle était exécutée
te. en grande par..e par des soldats et des Indiens ignorants que Cortez était obligé d'employer à aider trois ou quatre charpentiers qui s'étaient heureusement trouvés dans son armée. Il ne recevait point le renfort qu’ilattendait de l’Espagnole. Toutes ces circonstances l’empêchaient de porter ses armes vers la capitale aussi promptement qu’il aurait voulu. Attaquer sans de nouvelles forces une ville si peuplée, si bien préparée à se défendre et si avantageusement située, c’eût été exposer ses troupes à une destruction inévitable. Trois mois s’écoulèrent avant que les matériaux de ses brigantins fussent prêts et qu’il eût aucune nouvelle des effets de sa négociation à l’Espagnole; cependant il ne resta pas dans l’inaction. Il attaqua successivement différentes villes situées sur le lac, et les soumit ou les détruisit, quoique les Mexicains eussent employé toutes leurs
(x) Clavigero pense le contraire et le prouve; ce souverain s’appelait Coanacotzin et était neveu de Montézuma. (D. L. R.)
(2) Cortez, Relat, p. 256, etc. B. Diaz, chap. 137. Gomara, Cron: eap. rar. Herrera, Decad. LI, cap. 1.
forces pour les défendre. 11 n’en usa pas de même avec quelques avtres villes. Il employa des moyens plus doux. Quoiqu'il ne pût traiter avec les habitants qu” par l'intervention des interprètes, il n’avait pas laissé d'acquérir par cette manière de communiquer avec eux, tout imparfaiteet pénible qu’elle était, "ne grande connaissance de l’état du pays et des dispositions des peuples; en sorte qu’il conduisit ses négociations et ses intrigues avec une dextérité merveilleuse et un succès étonnant. Plusieurs de ces villes voisines de Mexico avaient été aut. ” ‘iles capitales de petits états indépendants. Quelques-unes, n'étant soumises que depuis peu de temps à l’empire, conservaient egcore le souvenir de leur ancienne liberté et portaient avec impatience le joug de leurs nouveaux maîtres. Les marques de leur mécontentement n’échappèrent pas à Cortez, qui sut mettre à profit cette découverte pour gagner leur confiance et leur amitié. En leur promettant de les délivrer de la domination odieuse des Mexicains et de les traiter avec plus de douceur, s’ils voulaient se réunir aux Espagnols contre leurs oppresseurs, il engagea les peuples de plusieurs districts nonseulement à reconnaître leroi de Castille comme leur souverain, mais à fournir à son camp des provisions en abondance et à fortifier son armée de troupes auxiliaires. À peine Guatimosin se fut-il aperçu de cette défection parmi ses sujets, qu’il mit tous ses