‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 32 sur 184 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

rait hauteurs voisines; mais ne voyant aucune espé- 1521

2 et rance de succès contre un ennemi sans cesse sur

ussi ses gardes et préparé à les recevoir, ils n’osèrent

èces tenter aucune attaque, et Sandoval eut la gloire de

les conduire sans aucun échec à Tezcuco un convoi d’où

à la dépendait désormais le sort de toutes les opérations

e de des Espagnols",

, et Cet heureux succès fut suivi d’un événement non 11 rrçoit de mal moins important pour Cortez. Quatre vaisseaux M" "7 e de arrivèrent de l'Espagnole à la Vera-Cruz avec deux

Les cents soldats, quatre-vingts chevaux, deux pièces

asse de canon de siège et une grande quantité d'armes

viles et de munitions *. Cortez, encouragé par la réus-

par site de tous les projets qu’il avait formés pour affai-

blir ses ennemis ouse fortifier lui-même, impatient d’ailleurs de commencer le siége de Mexico, hâta la construction de.ses brigantins et le moment de les lancer à l’eau. Pour faciliter cette dernière opération , il avait employé pendant deux mois un grand nombre d’Indiens à creuser le lit d’un petit ruisseau qui coule de Tezcuco dans le lac, et à en former «1 canal de près de deux milles de long°. L'ouvrage était enfin terminé, malgré tous les efforts des Mexicains pour interrompre les travailleurs ou pour brûler les brigantins‘.

(r) Cortez, Relat, 260. C, E, B. Diaz, chap. 140.

(a) Cortez, Relat, 259. F. 262. D. Gomara, Cron. cap. 129. (3) Voyez la note 5.

(4) B. Diaz, chap. 140.

x mai é, sait

ba HISTOIRE DE L'AMÉRIQUE.

415% Le vingt-huit avril, toutes les troupes espagnoles Les brigan- . ‘Je tins sont lan. ©t tous les Indiens auxiliaires ‘ furent rangés sur les cés àl'eau. bords du canal et les brigantins lancés à l’eau; ce qui se fit avec une grande pompe militaire, consacrée et rendue plus solennelle encore par la célébration des mystères les plus respectés de la religion romaine. À mesure qu'ils entraient dans le canal, le P. Olmedo les bénissait et leur donnait un nom. Les spectateurs, pénétrés d’admiration et animés par l'espérance, les suivaient des yeux jusqu’à leur entrée dansle lac. Dès que les brigantins déployèrent leurs voiles et prirent le vent, un cri général de joie s’éleva dans les airs; ils admiraient tous le génie hardi et entreprenant qui, par des moyens si extraordinaires, que Le succès surpassait presque tout ce qu’on avait pu concevoir, avait su se créer une

flotte, sans le secours de laquelle les Espagnols ne pouvaient espérer de se rendre maîtres de Mexico”.

Dispositions Cortezse détermina à former le siége par trois difpour le siége. férents côtés: à l’est du lac vis-à-vis de Tezcuco , à l’ouest vis-à-vis de Tacuba, et au sud vis-à-vis de

Cuyocan. Ces villes, situées sur les principales chaus-

sées qui conduisent à la capitale , avaient été placées

(x) L'armée destinée à faire le siége de Mexico consistait, suivant Clavigero, en neuf cent dix-sept Espagnols et plus de soixante-quinze mille Indiens auxiliaires, dont le nombre s'éleva plus tard à plus de deux cent mille. (D. L. R.)

(a) Gortez, Relat. 266. C. Herrera, Decad. III, Gb. I , cap. 5. Gomara, Cron. cap. 129.

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