III
1520 ses. craintes s’augmentaient encore par la dernière | mentespagnol déclaration de Montézuma, un courrier Mexicain au Mexiqte apporta la nouvelle que quelques vaisseaux avaient
paru sur la côte. Cortez se flatta sur-le-champ que 1 Porto-Car-ero était de retour d’Espagne et que ses | souhaits étaient enfin accomplis. Il fit part de ces heureuses nouvelles à ses compagnons, qui les reçurent avec transport. Mais leur joie ne fut pas longue. Un courrier de Sandoval, qui avait succédé à Escalante dans son commandement à la Vera- Cruz, vint instruire Curtez que l’armement avait été fait par Velasquez, gouverneur de Cuba, et qu’au lieu de leur apporter les secours qu’ils attendaient , il les menaçait d’une destruction immédiate. Envoyépar Les motifs qui portaient Velasquez à ce parti Velasquez. viclent étaient évidents. Dès l'instant du départ de Cortez, le gouverneur de Cuba avait pu soupçonner tn lui le projet de secouer toute dépendance. Ses soupçons se fortifièrent lorsqu'il vit qu’on ne lui rendait aucun compte des opérations, et ils se changèrent en certitude par l’indiscrétion des officiers que Cortez avait envoyés à la cour d’Espagne. Porto-Carrero et Montejo, par des motifs que les historiens contemporains ne nous font pas assez clairement connaître, avaient touché à l’île de Cuba, contreles ordres positifs de leur général.
(1) B. Diaz, chap, 54, 55. Herrera, Decad, 11, lib, V, cap. 14. Gomara, Cron. cap. 96.