LIVRE SIXIÈME
quel- peuples de Cusco et des pays adjacents reconnurent 1555 plus comme incas Manco-Capac, frère d’Huascar'. Mais À mon- ni l’un ni l’autre de ces souverains n’eut l'autorité | nent , de ses prédécesseurs. Les convulsions violentes qui j rire à ! avaient agité l'empire, d'abord dans la guerre ci: riola- vile des deux frères, et ensuite depuis le moment on de de l'invasion des Espagnols, avaient non-seulement | ridic- à troublé l’ordre établi dans l'administration inté- | leurs | rieure, mais presque brisé tous les ressorts du gou- ÿ on de | vernement. Lorsque les Péruviens virent leur mo- À qu’ils | narque au pouvoir des étrangers et périssant enfin À & Mais d’une mort honteuse, le peuple des différentes pro- i es cf- | vinces s’abandonna aux plus grands excès, se re- ‘ “inu- À gardant comme affranchi désormais de toute la 1] it ces contrainte des lois et des mœurs *. Atahualpa avait | riotes | fait périr un si grand nombre des descendants du | con- | soleil et les avait traités avec tant d’indignité, que ki si de } l’ascendant des incas sur les peuples était fort affai- { rand s bli et le respect qu’on avait pour cette race sainte j 4 sensiblement diminué. Encouragés par ces circon- à it un \ stances, des hommes ambitieux s’élevèrent en «:i1.… ! ue ce 3 rentes parties de l'empire , et aspirèrent au pouvoir entre ê suprême sans être de la race des incas. Le génévirait À ral. qui commandait pour Atahualpa , dans Quito, tieux à saisit le frère et les enfants de son maître, les fit f . Les à. mourir dans les supplices, et, rejetant toute liaison 1: rad, F, 1 (1) Vega, p. 2, lib. II, cap. 7. | ; (2) Herrera, Decad, V, Gb, 1, cap, va; lib HU, cap. 5. | ÿ
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1553 avec l’un ct l’autre incas, se forma pour lui-même un royaume séparé !.
Pizarresa- Les Espagnols virent avec grand plaisir la dis-
ae “er corde s'établir parmi les Péruviens et la vigueur
“du gouvernement se relâcher. Ils considérèrent ces
désordres comme les avant-coureurs de la disso-
lution prochaine de l’état. Pizarre n’hésita plus à
s’avancer vers Cusco. Il avait reçu des renforts si
considérables qu’il pouvait désormais sans danger
pénétrer dans l’intérieur du pays. Le partage des
trésors de Caxamalca avait produit les effets qu'il
avait prévus. Dès que son frère Ferdinand et les
officiers et soldats à qui il avait permis de quitter
le service en emportant leur part du butin, furent
arrivés à Panama et eurent étalé aux yeux de leurs
compatriotes étonnés les trésors qu’ils apportaient,
la renommée de leurs victoires et de leurs richesses
se répandit dans tous les établissements espagnols
de la mer du Sud, et y produisit un si grand effet,
que les gouverneurs de Guatimala, de Panama et
de Nicaragua eurent beaucoup de peine à retenir
les Espagnols de leurs districts, qui voulaient tous
abandonner leurs possessions pour se porter en
foule à cette source inépuisable de richesses qui
venait de s’ouvrir au Pérou’. Malgré toutes les
(1) Zarate, GB. IT, cap. 8. Vega, p. 2, lib. II, cap. 3, 4.
(2) Gomara, Hist. cap. 125, Vega, p. à, lib. II, cap. 1. Herrera, Decad. P, lib. IIT, cap. 5.
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