‹ Histoire de l'Amérique (volume 2)Chapitre 16 sur 175 · III · texte numérisé non relu

III

1520 saires comme interprètes, eussent échappé à tant de dangers \ Retraite dif- Le premier soin de Cortez fut de chercher un

ficile des Es- -i , , , , n . ..

oIs asile pour ses troupes excédées de fatigues, car il

ne pouvait plus tenir où il était : les Mexicains te pressaient de tous les cotés , et les habitants de la province de Tacuba commençaient à prendre les armes. Il dirigea sa marche vers un terrain élevé , et y ayant aperçu heureusement un temple , il s'en mit en possession. Il y trouva non-seulement l'abri qu'il cherchait , mais quelques provisions de bouche qui ne lui étaient pas moins nécessaires. L'ennemi continua de l'attaquer pendant toute la journée , mais il ne reçut aucun échec. Cependant il consultait avec ses officiers sur le choix de la route qu'il devait prendre. Les Espagnols se trouvaient alors à l'ouest du lac. Tlascala , le seul endroit où ils pussent espérer d'être bien reçus , était à soixantequatre milles à l'est de Mexico 2 ; de sorte qu'il leur fallait tourner tout autour de l'extrémité nord du lac pour joindre la route qui conduit à cette ville. Un soldat tlascalan entreprit d'être leur guide, et les conduisit par un pays tantôt marécageux, tantôt montagneux , mal peuplé et mal cultivé. Ils marchèrent six jours presque sans s'arrêter et dans de

(i) Cortez, fielat. pag. 248. B. Diaz, chap. 128. Gomara, Cron. eap. 109. Herrera, Decad. H, lib. X, cap. ri, 12. (2) Villa Segnor, Teatro Àmericano, lib. Il, cap. it.

Page 1