LIVRE SIXIÈME. I ^Ç
paraissait peu considérable. Pizarre ne vit bientôt 4 553 plus rinças que comme un fardeau dont il desirait d'èlre délivré '.
Almagro et ses compagnons avaient demandé de Almagro et
f \ j tv i ses comna-
partager également avec ceux de Pizarre la rançon < *
r <-> D * gnons deman-
de l'incas; et, quoique les nouveaux venus eussent dent la mort
eu, comme nous l'avons vu ci-dessus, une part du de Imcasbutin, et que leur chef eût reçu des présents considérables, ils étaient tous mécontents. Ils craignaient que, tant qu'Atahualpa serait prisonnier, les soldats de Pizarre ne regardassent les trésors qu'on pourrait amasser dans la suite comme le supplément de ce qui manquait à la rançon de l'incas , et que , sous ce prétexte, ils ne prétendissent se les approprier en entier. Ils demandaient donc sa mort avec énergie , afin que tous les aventuriers du Pérou fussent désormais sur le même pied et eussent les mêmes droits 2.
Pizarre lui-même commençait à être alarmé des Motifs qui nouvelles qui lui parvenaient des provinces éloi- Portent Plzar~
r i i ■> • ^ il-! re à y conseil-
gnees de 1 empire. Un y assemblait des troupes , et . il soupçonnait Atahualpa d'avoir donné des ordres à cet effet. Ces craintes et ces soupçons étaient entretenus et augmentés par les artifices de Philippillo , un des Indiens que Pizarre avait amenés de
(i) Herrera, Decad. V , lib. III, cap. 4.
(s)Zarate, lib. II, cap. 7. Vega, je. 2, lib. I,cap. 7. Herrera, Decad. V, lib. III, cap. 4.