‹ Histoire de l'Amérique (volume 2)Chapitre 99 sur 175 · LIVRE SIXIÈME. I C · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. I C

Ils furent joints par environ deux cents de leurs 15m compagnons. Après avoir conduit le jeune Almagro en pompe dans la ville, ils assemblèrent les magistrats et les principaux citoyens , qu'ils forcèrent de le reconnaître comme le légitime successeur de son père dans le gouvernement. Le palais de Pizarre, ainsi que les maisons de plusieurs de ses partisans, furent pillées par les soldats , qui eurent la double satisfaction de se venger de leurs ennemis et de s'enrichir des dépouilles de ceux aux mains desquels étaient tombées toutes les richesses du Pérou \

La hardiesse et le succès de cette conspiration , Nouvelles

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aussi bien que le nom et les qualités populaires d' Almagro, attirèrent sous ses drapeaux un grand nombre de soldats. Tous ceux qui désespéraient de leur fortune sous le gouvernement de Pizarre , tous ceux qui avaient souffert de ses violences ou de son avidité dans les dernières années de sa vie , se déclarèrent sans hésiter en faveur d' Almagro; ils étaient en grand nombre, et le jeune Almagro se trouva bientôt à la tête de huit cents des plus braves soldats du Pérou. Comme sa jeunesse et son

les derniers devoirs, et fit en secret tous les honneurs et tous les frais de ses modestes funérailles ; car les conjurés n'avaient pas laissé dans le palais même de quoi payer les cierges. Après la guerre civile on exhuma ses restes pour les placer dans la cathédrale. ( D. L. R. )

(i) Zarate, lib. IV, cap. 6-8. Gomara, Hist. cap. 144, 14 5. Vega , p. 2, lib. 111, cap. 5-7. H errera , Dccad. VI, lib. X, cap. 4-7. Fizarro Var. 1/itst. p. 1 8 3 .

'4 5JM inexpérience ne lui permettaient pas de commander en personne, il nomma Herrada général. Mais, avec de si grandes forces assemblées en si peu de temps , il s'en fallut bien que son autorité fût universellement reconnue. Pizarrc avait laissé beaucoup d'amis à qui sa mémoire était chère. L'assassinat cruel d'un homme à qui sa patrie avait de si grandes obligations remplissait d'horreur tous ceux qui conservaient quelque impartialité. La naissance honteuse d'Almagro et l'incertitude du titre sur lequel il fondait ses prétentions, le faisaient regarder par d'autres comme un usurpateur. Les commandants de plusieurs provinces refusèrent de reconnaître son autorité jusqu'à ce qu'elle fût confirmée par l'empereur. Dans d'autres , comme à Cusco, on leva l'étendard royal et on fit des préparatifs pour venger la mort du gouverneur. Arrivée de Ces semences de discorde n'auraient pas tardé à

vaca de Cas- ge développer ; mais elles acquirent plus de force aussitôt que l'arrivée de Vaca de Castro fut connue. Après un long et pénible voyage, il fut jeté par la tempête dans un petit havre de la province de Popayan, et, s'avançant de là par terre , après un voyage aussi ennuyeux que difficile , il arriva enfin à Quito. Il apprit en route la nouvelle de la mort de Pizarrc il prend le et les événements dont elle avait été suivie. Il pro-

utre e gou- ^j^ sur-le-champ ses patentes de gouverneur du

verneur. r r o

Pérou , qui lui donnaient les mêmes privilèges et

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